Rassegna storica del Risorgimento
1851-1853 ; LOMBARDO-VENETO ; FRANCIA
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Cesar Vidcd
mot, qu'en cettc occasìon soldinelle, Peuple et Souverain se sont rencoutrés sans faire un pas l'un vers l'autre et sans que leurs sentimcnts réciproques se soicnt modifiés. N'eùt-il pas mieux valu ajourner une entrevue qui devait ainener, suivant toutes les próvisions, un aussi triste résultat?.
De Venise, M. Dcnois, renseigné par ses agents, corroborait l'opinion de son collègue en rendant compte de la visite imperiale dans la capitale lombarde* L'accueil de Milan a été, non setilement froid, mais glacial. Il n'y a pas eu d'autrcs démonstrations que celles imposées (ce dernier mot est sou-ligné dans le texte) par l'Autriche. Il en a été de mème à Brescia et à Mantoue où quelques coups de sifflet ont été entendus.
Ce résultat était à prévoir avec le système que l'on a suivi depuis trois ans; il était impossible qu'il en fùt autrement. Les journaux onxcìels n'en proclament pas moina que l'Empereur a été accueilli avec le plus grand enthousiasme. Mais le jernie souverain ne s'y sera pas trompé et, tout en appreciant la valeur de ces démonstrations forcées, il aura pu juger du véritable esprit des populations dans ses provinces italiennes. 2)
Le Iendemain, lundi, Francois-Joseph, revint à Milau pour y visitor les casernes et les bàtiments publics; le soìr, il repartit pour Monza où l'at-tendaient le GrandDue de Toscane et son fils. Le mercredi, l'Empereur d'Autriche apparut encore inopinément enea les Milan aia pour y visiter le Dòme et recevoir les nommages du duo Pasqua, envoyé du Roi de Sardaigne.
Le 25, FrancoisJoseph se rendit au camp de Somma Lombarda pour y assister aux grandes mauoeuvres d'automne des troupes de Radetzky. La pluie rendant impossible Pexécution des thèmes prescrits par l'Etat major du vieux Maréchal, l'Empereur dépité regagna Verone sans prcndre congé des Milanais. Le 30, il passa à Venise où l'accueil ne fòt pas beaucoup plus chaud que la fois précédente, les seuls applaudissements qui le saluaient n'étant pas tous d'un bon aloi. 3) Le 1* octobre, après une revue des troupes de la garnison, le monarque partit pour Trieste sans apparat.
L'absence de dépéches politiqucs consulaires ne nous permct pas d'élu-cider quelques aspeets particuliers de l'histoire des provinces lombardo vénìtiennes en 1852, année où la niort de Schwarzenberg (5 avril 1852} rendit Radetzky plus maitre que jamais et où Mazzini, se tenant aux aguets en Suisse, renoua le fil de ses intrigues.
Il est regrettable que cette fàcheuse solution de continuile ne verse pas quelques pièces inédites au dossier de l'Histoire de la conspiration de frantone découverte en avril 1852.
L'analyse des textes consacrés à l'année 1853 ne donne que de sobres détails sur la fin des procès de Mantoue vaguement connue à Milan le 26 janvier. Tout au plus, le Gonsul de Franco apprit-il que le jugement ne serali, signé par Radetzky et rendu public qu'après le Carnaval pour ne
l) Voir le Journal da COOBUI de Franco unnexé ù son rapport du 26 septeinbre 1851. ?) Dép Sclie da Conimi de Franco ù Vcniao du 24 sopteinbre 1851. 3) Dépéehe de M. Denota à Venise du 30 septembre 1851.