Rassegna storica del Risorgimento
1851-1853 ; LOMBARDO-VENETO ; FRANCIA
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Cesar Vidal
on premonta encore troia condamnations à mort pour participation à l'affaire du 6 février et elles furent exécutées.
Tant à Milan qu'à Venise, la baine de l'occupant était toujours ausai tenace qu'cn 1848. De Venise, le Cousui constatait que cctte baine était un sentiinent profondénient notoire et que, quelque danger qu'il pùt y avoir à l'étalcr, on ne laissait éehapper aucune occasion de la manifestcr. *) Dans la métropole lombarde, les mémes constatations corroboraient ce jugemeut que l'Histoire devait ratifier. La désaflcction dcs Milanais pour rAutricbe augmente ebaque jour par suite des nombreuses arrestations faites dans la société. La crainte de voir encore les autorités fairc peser les plus durs cbà-timents sur la ville cntière, pour punir le crime exécuté par quelques uns de ses membres, mine profondément le pays et fortiiìe les sentiments d'bos-t ili té dans toutes les classes de la population, particulièrement dans celle plus imperméable et plus dangereuse des ouvriers que le manque de travati a réduite à la misere. (En effet, le 20 mars, le Consul dans une dépéche commerciale, soulignait la stagnation du commerce milanais après les évé-nements du 6 février. Il relevait que la più p art des fabriques avaìent réduit de moitié la durée des beures de travail et que beaucoup d'ouvriers fran-gais sollicitaient leur rapatriement). 2) Les mesures prises par les autorités autrichiennes, lit-on dans le rapport consulaire, aussi vexatoires qu'inutiles ont un caractère injurieux qui blesse et irrite au dernier point Ics habitants .
La terrcur qui règue dans les esprits, rappelle celle qui sévissait en France en 1793. Chacun tremble à la pensée que la dénonciation d'un auo-nyme n'attire sur lui les foudres de la police.
Des emprisonnements et des jagements semblables à ceux rendus der-nièrement, punissent plutòt la conduite tenue en 1848 que des délits récents.
La generali té des babitants, ayant pris part, plus ou rnoins à l'insur-rection de 1848, se trouve par conséquent sous la menace des peines les plus sérieuscs, peines qui n'ont pas toujours été appliquées avec discernement; c'est ainsi qu'un maitre d'école et un Ticinois ont été pendus malgré leur innocencc . - )
Le 17 mars, trois condamnations à mort furent encore prononeées pour participation à Temente du 6 février et aucune mesure de gràce ne vint les mitiger. La uouvellc que Radetzky mettait fin ause pouvoirs judiciaires de la commission militaire de Mantoue devait étre officiellement célébrée corame un bommage rcndu à la clémence du vieux Marécbal. A cette occasion, les autorités autriebiennes décidèrent la réouverture solennelle de la Scala. La représentation eommaudée n'obtint qu'un minime suceès d'estime. Officicrs et fonctionuaircs oocnpèrent seuls les placca, l'bymne imperiai fot ebantc par les acteurs, fante d'orchestre, et dcs commissaires de police sommèrent les rarcs curiuux d'avoir à se le ver pendant l'exécution de l'air national autrichien. 4) Autre maladressc prouvant le manque de tact des
*) Dépéche du CUOBUI de Fruucc ù Venise dtt 25 janvior 1053.
2) Dépéche commerciale du Consul de Franco A Milan du 20 mais 1853 (Cor. commerciale des consul, voi. 12).
*) Dépéche du Consul de France A Milan du 14 mars 1053. 4) Dépéche dtt Consul do Franco ù Milan, du 19 mars 1053.