Rassegna storica del Risorgimento

BAUDIN CHARLES ; FRANCIA ; PIO IX
anno <1956>   pagina <250>
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Ferdinand lioyer
17 avril: Arrivò hie* à Gante, écrit i'anriral à son ministre, lì j'ai xecu dans la soirée un messagc du cardinal AH tonelli qui, sans que j'eu cusse fait la domande, m'anuoucaii que le Pape me recevrait ce mai in. J'ai trouvé le Saint Pére fort calme et meme asscz gai. Cependant il m'a tómoigné qu'il n'espérait pas bcaucoup pulir Ini mème du mouvement qui s'opère cn To­scane: il ne ctoit pas quo les Roinaius aient assez d'energie pour s'élevcr contre les faetieux qui ont reiwersó son gouvernement: il ne peut s'appuyer sur aucune force annue: il a recn, me dit-il, le conseil d'allcr en personne rcclamcr l'assistance de la Franco; il ne doute pas dn succès d'une telle dé-marche; la Franco n'hesitcrait eertainement pas à ontreprendrc ime expé-dition sufiisante pour rétablir l'ordre dans les états de FEglise et reconstituer à Home l'autorité du Saint Siègc; mais lui siérait-il à lui, chef du catholi-cisme et vicaire de Jesus Christ, d'aller mendier sur une terre étrangère les moyens de faire la guerre à ses sujets ? Il a écrit, c'est tout ce qu'il peut et ce qu'il doit l'aire. Lorsqu'il paraitra en France, ce sera sculcment pour la remercier et la bénir, mais non pour implorer son assistance.
J'ai répondu au Pape qu'il savait bicn que personnellement je ne l'avais jamais poussé à venir en France, que mon avis avait toujours été qu'on devait à cet égard respecter ses sentiments et lui laisscr la liberto la plus complète, que sans doute je désirais très vivement de le voir rétabli dans sa capitale, mais que son rétablissemcnt devait ètre accompii d'un commun accord, sinon entre toutes les puissances cathuliques de l'Europe, dn moina entre les cpiatre puissances représentées aux conféreuces de Gaète; qu'il n'appartenait à aucune d'elles en particulier de prendre à cet égard une ini-tiative qui serait nécessairement l'objet d'un blàme general; que la France avait des ménagements à gardcr envers l'opinion; que, quant à l'Autriche, tout mouvement qui s'accomplirait en Italie par la force des ses armes serait eertainement l'objet d'une très grande impopularité et qu'il me paraissait désirable pour Sa Sainteté qu'Ellc B'appuyat plutòt sur une force italienne que sur une force allemande.
J'avais recu de vous l'ordre de mettre à la disposition du Saint Pére une fregate à vapeur qui pùt au besoin le recevoir à bord avec toute sa suite et je lui ai annoncé que demani le Vauban, que j'avais rappelé tout exprès de Siede, serait à ses ordrcs en rade de Gaète; Sa Sainteté a pam satisfaite de ce nouvean témoignage de déférence, bicn que sans doute elle ne songe pas à en prò lì ter de silòt .
Cependant, le gouvernement francais décidait, pour devancer une intervention autriebienne et aussi pour des raisons de politiquc intóricurc, l'envoi à Civitavecchia d'un corps expéditionnaire commandé par le general Oudinot; celui-ci débarqua le 24 avril. Baudin offrit un re n fort de six cent marina qu'Oudinot jugea inutile. L'osoadro fraucaiso allait bientòt se trouver sans empiei, car, au dóbut de mai, les Siciliens livraient aux soldats du roi de Naples Ics dorniors, et inni iles, combats. Baudin regroupa ses vaisscaux
1) Cfr. Ardi. Nat., Marino BB4, 056, p. 366. Rumini elnit venu Gacte pour offrir au Grand Duo de Toscano, qui avait lui ausai quitte ses états, de le transportet sur un bateau francata, soìt ù Livourne, soìt sur tout unire point do la cote de Toscane. Le Grand Due. fort embatrasse par cette offre, dit u'uvoir paa encore l'ìntcntion de rentrer en son doinaine.