Rassegna storica del Risorgimento

LAMENNAIS (DE) F?LICIT?
anno <1956>   pagina <327>
immagine non disponibile

Quolquos vues nouvellés sur Lamennais 327
baroli de Gerlache qui s'cn ouvre, le 13 dicembre 1825 devant la seconde Chambre des EtatB Génóraux. Or l'unionismo est l'alliance dea catholiques et des libéraux belges contro les méthodes autoritaires du Roi des Pays-Bas. Lamennais avait déjà reclame la liberté d'enseignement, Gerlache y ajoute celles de la presse, du commerce et de l'industrie, et il adopte cotte formule: Que dans un Etat libre, tout soit libre. Les libéraux refusèrent d'abord cette association puis Pacceptèrent à la fin de 1829. M. Haag montre avec beaucoup de force que l'unionisme n'est pas un mouvement d'origine ìntellectuelle dont Lamennais serait l'inspirateur, mais un mouvement pxatique, non philosophique. Lamennais, dans ses Progrès, condamne le liberalismo théorique. Toutefois, son livre, publié en 1828, dono après la uais-sance de l'unionisme belge, approuve formellement Pattitudc pratique des nnionistes belges, qui se réjouissent avec enthousiasme de cette gloricusc adhésion. Le journal liberal Courrìer des Pays-Bas, le 2 aoùt 1829, manifeste lui aussi sa satisfaction: Un seul homme, admirable écrivain et genie gigan-tesque au milieu du clergé liliputien qui l'entoure sans le comprendre et l'écoute sans le suivre, l'abbé de Lamennais, a jeté récemment un regard d'une immense portée sur l'avenir du catholicisme en France. Il a proclamò sans détour le seul mot de salut possible: liberté enticre en tout et pour tous. Incontestablement l'unionisme belge a donc influencé Lamennais et, Iorsque dans VAvenir, le libéralisme mennaisien devient plus vaste, plus démocratique, Lamennais reste profondément attentif aux événements de Belgique. Le ròle de Lamennais là encore, et à une plus grande échelle que pour le christianisme social, a été de tirer d'une action pratique et mo­deste toute une nouvelle philosophie à laquelle son éclatant genie et son prestige ont su donnex un retentissement universel. Une nouvelle fois, La­mennais n'est pas le précurseur, l'initiateur, mais il reste le prophète et le p orteparole.
A une échelle plus modeste, Lamennais a tenté de jouer, en 1829, un ròle comparable pour la création en France d'une sorte de parti politique catho-lique.
Il semble que Lamennais a eu, en 1828, l'idée de constituer un parti specifiquement catholique et ultramontain et de désolidariser l'Eglise catho-lique du mouvement royaliste, d'ailleurs gallican, qui existait en France. Tello est la raison d'otre de 1' Association pour la Défense de la Religion Catholi­que qui vit le jour au moia de juin 1828, immédiatement avant les ordon-nances Martignac. Cette Association avait à sa téte un directoire de cinq membres dont les uns étaient dea CongréganiateB, comme l'abbé Pcrrcau et comme Laurentie, les autres des mennaiaiens comme l'abbé de Salinis. D'autres mennaisiens, Gerbet et Scorbiac, firent partie du oonseil general de FAssoeiation. Evidemmeni les buta de la société sont beaucoup plus modestcs que ceux d'un parti politique. Il s'agit de défendre les catholiques dans la presse, do fai re composer des ouvrages utìlos et de poursuivre les diffamateurs. Maia Pcmbryon de parti politique existe néanmoins, car PAs* 80ciation se propose encore d'organiaer une aorte de bureau legai, étudiant lea questiona utilisant la religion et de fournir aux jeunes gena que leurs goùta et leur talent appeleraient à la défense de la Religion , le moyen de a'y rendre propres par des étudea supérìeurea dana les différents ordres dea sciences. L'ini dative a-t-elle appartenu a Lamennais direetement ? On