Rassegna storica del Risorgimento

CAVOUR, CAMILLO BENSO DI
anno <1956>   pagina <340>
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Pmd Cuichonnet
Genes et ses rapporta avec Cavour tlans ce moia d'octobre 1852 à l'atmoa-pherc ai chargée d'orages.
Mgr CUarvaz avait suivi, pour le compie du roi, les laborieases négocia­tions avec le SaintSiège au sujct da mariagc civil. Démissionnairc depuis 1848 de soli évfiché de Pignerol, il avait été nomine archevéque in parlibus de Sebaste et VictorEmmanuel II comptait beaucoup sur lui pour amener Pie IX et le Cardinal Antonelli à noinmcr un administrateur apostolique à Turin.l) Très lió avec l'envoyé sarde à Rome, le comte Manfredo Bertone di Sambuy, Mgr Charvaz échangea avec ce diplomate une correspondance assidue sur les affaires religieuscs en Piémont qui, lorsqu'elle aura été publiée, viendra compléter les lettres du Pape et du Cardinal Antonelli à Victor-Emmanuel, éditées par le Pére Pirri. Une missive du 12 octobre 1852 de Bertone di Sambuy à Charvaz montre bien quelle était la position du prélat savoyard au Vaticaii. Le roi, impaticnt d'avoir de vos nouvclles et de savoir si votre séj our à Home profitera aux intérets de notre pays qui sont si bien compris par Votre Grandeur, a donne l'ordre au Ministre des Affaires Etran-gères de faire mettre a votre disposition un employé de sa Légation à Rome. J'ajouterai à cela que, certainement le Roi éprouverait de la satisfaction à recevoir directement une lettre de Votre Grandeur en dehors de celles qu'il adresserait à ses ministres ou à moi.... 2'
Mgr Charvaz déféra au voeu du souverain et lui écrivait la missive salvante:
Sire, 14 octobre 1852.
Quél que fui mori désir, Sire, d'écrire plus tot à Votre Majesté au sujet des négociations de Votre Gouvernement avec le SaintSiège, je n'aipu le faire avant ce jour, par défaut de résultats posilifs et intéressans de mon intervention dans tette affaire. D'une part on attend ici, avant de pousserplus loin ces négociations, la réponse de Votre Majesté à la lettre du St. Pére concernala leprojet de loi sur le mariage ,3) ainsi que la réponse de Votre Gouvernement à la dentière commu-nication que le plénipotentiaire de Sa Sainteté a fatte, depuis mon départ de Turin, à Mr le Comte de Sambuy; d'autre part, Vabsence de Rome des deux plénipotentiaires qui sont chargés de ces négociations fait qu'on se réduit à n*en parler pour ainsi dire que par manière de conversation, sans décider ou arrSter aucun point. LHncident de la vento des biens des Jésuites et celai du serment que votre gouvernement va déférer aux ecclésiastigues, soit séculiers soit réguliers qui sont employés dans la carrière de Venseignement, causent ici une pénible inquiétude et ajouieni ancore aux difficuUés des négociations. Aussi vais-je quitler Rome dans peu de jows et avec le regret de laisser, à très peu de choses près, ces négociations dans Velai oh je les ai trouvées.
Le Saint Pére dont les sentiments bienveillants pour votre personne sont bien connus de Votre Majesté, persevera dans ces memes sentiments et se montre toujours anime du désir sincère de mettre fin à nos dijférends.
1) Cù, sur cotte affaire, P. Piasi, op. cit pp. 106-109.
2) Gotte lettre a'ùwòre, dans le reeaeU PIBBI, op. eh. supra, à la pago 115.
3) Il a'agit de la fammise lettre de Pie IX du 19 soptembro 1852, publiée in Pnuu, op, aìt-, pp. 116-122, document 26.