Rassegna storica del Risorgimento
CAVOUR, CAMILLO BENSO DI
anno
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1956
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pagina
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345
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Une version nouvelle da la formattati tìu premier, ecc. 345
Tout ce queje viens de dire jusqu1 lei s'est passe entre M. de Cavour, M. de Sambuy et moi. Ce dernier petit dono confirmer par son tétnoignage la vérité des faits que je viens d'exposer.
Quant à ce qui s'est passe entre M. Alfieri et moi et qui est rapporté dans la note de la page LI, il nest pas vrai que paie dit que la nomination du Comte Balbo rfaurait pas facilité Ics nègociatìons en obtenant plus de condescendance de la part du Saint-Siège à nos prétenlions. Ce n9est non plus qu'après que M. Alfieri m'aurait dit qu'il ne croyait pas à la durée du Ministère Balbo et à la capacitè administrative de celui~ci que je lui aurais domande, par manière de convcrsation seulement, sHl accepterait luir-mtme cette mission et quHl nCaurait répondu négativement par les raisons que vous indiquez à la fin de cette note. Au restet il ne m'est reste de souvenir de cette interpellalion.
Vaila, Monsieur, la vérité quant au faits qui me concernent. Il ne me reste gu'à vous rémercier des termes obligeans avec lesquels vous vouless bien parler de moi dans ce récit et à vous prier dyagréer les sentiments de considération par-ticulière et bien distingnée avec lesquels je suis, Monsieur, votre très humble et ohéissant serviteur.
André, archevèque de Genes
Les principales conclusions qui notis paraissent devoix étre tirées de ce document soni; de nature à réviser la version communément accréditée sur Parrivée au pouvoir de Cavour. Elles montrent la part très importante prise par Mgr Charvaz, non seulement aux nègociatìons de Pété 1852 entre Turìn et Rome, cornine l'a bien montré le Pére Pieri, mais encore dans la crise mimstérielle qui suivitla chute de Massimo d'Azeglio. Il fut Pundes xouages essentiels de l'affaire et tout laisse à penser qu'un véritable pian avait été élaboré, avec Bertone di Sambuy, pour l'aire aboutir la combinaison Balbo. L'archevèquc de Genes, dont Pinfluence sur Victor-Emmanuel II apparati très forte et qui fut le conseillé très écouté du roi, faillit bienréussir àéearter Cavour. Un autee fait, très caraetéristique, est Pattitude du souverain qui semblait extrémement désireux d'arriver à un accomodement avec Pie IX et envisageait volontìers un cabinet Cesare Balbo. La preuve en est dans la première ouverture, jamais mentionnée jusque là à notre connaissance, qui lui fut faite par Mgr Charvaz, sur l'ordre du roi, avant mème que le pré-lat eut pris contact avec Cavour pour Pinformer de Pétat des relations avec le SaintSiège.
Àinsi Ics préventions du roi contee Cavour étaicnt fortes et ce n'est poiut dans Penthousiasme, mais bien dans la résignation que Victor-Emmanuel II présida à la naìssance du plus glorieux ministère qu'ait jamais counu le Piémont
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