Rassegna storica del Risorgimento

1853 ; KOSSUTH LAJOS ; RICCIARDI GIUSEPPE
anno <1956>   pagina <461>
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Una polemica tra Ricciardi e Kossutk nel 1853 4>6l
Ces devoirs se résument en principe par la tacite de faire tout le hien de ren­are tous les services, que je suis capable de faire et de rendre. Vouloir plus co serait de l ambition, vouloir moine ce serait manque à mes devoirs. Moire ne con-nais pas Vambition, mais je connais mes devoirs: et je sais queje suis responso-ole devant Dieu, devant ma propre conscience, devant ma patrie et devant l'Imma-nité de Vaecomplissement de mes devoirs. H s'agit dime simplement de bien con-siàerer ce qu'on peut faire dans la limite de ses devoirs, et, pour determinar ce point pratique, vous serez (Paris jì'espère, qu'on doit connaitre en detail toutes les circonstances paraculi òres qui ne peuvent pas manquer d'étre bien différentcs soit à Vegard despays soit à Vegard des individus. Permettez-moi de vous deman-der: est ce-que vous croyez assez connaitre la condition de la Hongrie? Tout ce que s'y passe tout ce que ma patrie veut de moi, tout ce qtVelle reclame de moi?
Je ne parie pas par supposition, par présomption, je parie sur des faits! Eh bien si vous ne connaissez pas ces faits, si vous ne pouvez pas les connaitre, comment voulez-vous queje me règie selon ce que vous croyez et re la ver ite, mais que moi, je ne peux prendre que pour une opinion, la quelle est en contradiction diametralment opposée aux faits particuliers de ma patrie? Je n'ai pas le moin-dre doute que la ligne que vous vous ètes tracée est celle qui répond le mieux aux circonstances de votre patrie; vous en ètes meilleur juge que moi; vous les con­naissez mieux, comme aussi vous connaissez mieux les limites pratìques de vos devoirs de Citoyen: et vous ètes homme dltonneur, vous ètes patriote, vous ètes democrate. Vous savez ce que vous devez et ce que vous pouvez. Mais ne pensez vous pas qu'il se pourrait bien que la situazion de la Hongrie fùt essenti ellement differente de celle de votre patrie, et que par consequent une autre ligne de condiate en dùt résulter pour nous autres Hongrois.
Vous dites en attendant conlentonsnous de notre noble rote d'ecrivains il parait donc que c'est la ligne de conduite que vous voudriez vous adopter par tous les proscrits. Mais moi je ne envis pas que tous les proscrits ont la mème luche à accomplir le devoir est le mème pour tous, cìest de faire tout le bien qu*ils sont capables de faire: mais le comment ne peut pas étre le mème pour tous.
Moi,par exemple, je n'ai pas Vhonneur d'ètre écrivain, et mème si je pour-rais me vanter de cet honneur, je n'ecrìrais pas Vhistoire de nos dernières luttes; fai quitte ma patrie bien chérie, une petite valise sur mon bras gauche; ce n'est pas avec de tels malériaux, moi je laisserais aux autres la tàcite glorieuse d'en écrire la hisloire j'y ai été trop mèle pour pouvoir en Vécrivant evitar le blàme d'avoir Scrii quelque peu ma propre biographie.
Et encore j'ai Vhonneur de vous assurer que e*est tout autre chose que ma nation in'or donne, que oV écrire sur le passe. Ma patrie veut faire de Vhistoire, et moi j'y contribuirai selon mes humbles facuttSs et selon la volonlé de ma nation ne briguanl aucune distinction, mais ayant le courage de répondre en ielle quali té qu'elle voudra à son appello: Capitarne ou simple soldat, mais toujours bon et sincère patriote. Uhistoire faile, Vhistorien n'y manquera pas. Mais ni ma Jnation ni moi nous ne nous souvenons de ce que disent des hommes comme Gtirgey.
Et heureusement je puis vous assurer que les masses populaires de ma patrie ne som pas si profondement ignorantes comme vous paraissez le suppo-ser. Heureusement les masses populaires de la Hongrie ne sont pas embrouitlées dans les labyrintlies des doctrines inexplorées: le peuple de ma patrie satt par* aitement ce quii veut et ce que lui fatti. Et ce n*est pas la lumière qu'il altend il Va, d'est plutót Vopportunité pour Vaction.