Rassegna storica del Risorgimento

1849 ; PALMERSTON, WILLIAM H. TEMPLE, LORD ; STATO PONTIFICIO
anno <1956>   pagina <540>
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540 Alols Simon
Ce qui faisait l'incontestable auto ri té de B emetti, c'est qnc et jc revicns ainsi au problèmc religieux le secrétaire d'Etat réagissait contro les priucipes libéraux et Ies occupations territoriales non pas tant au noni des droits politiques mais au nom des prineipes doctrinaux. D'ailJeurs le Pie­monte avee Cavour entre autres, et Mazzini s'évertuaient également de profi-ter des intérets contradictoires des Puissances J) et ils pouvaient, comnie la diplomatie pontificale, mais dans d'autres milieux, présenter en plus de ino* tifs politiques des arguments qui se rapportaient à l'idéologie et aux droits de la liberté. Au fond, deux doctrines se heurtaient: celle de Pautorité pontificale d'origine divine et transportée sur le terrain politique; celle de l'émancipation huiuainc d'origine naturaliste et mème pour certains qu'on songe aux mennaisiens de la première heure surnaturelle, mais trans-posée elle également sur le terrain politique. Se piacer sur celui-ci donnait aux protagonistes la ferveur outrancière des passions politiques.
Il ne serait donc pas étonnant que, en faisant du maintien des Etats pontificaux et de l'antilibéralisine une question religieuse, les dirigeants de l'Eglise aient quclquefois, ne fòtce que inconsciemment, confondu les avantages politiques du Saint-Siège et Ies impératifs de la doctrine.
N'ont-ils pas également mélange la question des Etats pontificaux et celle du liberalismo ?
Quoi qu'il en soit, l'Eglise dans son opposition au libéralisme qui était Pànie du Risorgimento et dans sa volonté de maintenir Ies Etats romains ce qui rendait impossible l'unite italienne déclarait rester fidèle à un devoir que lui imposait la Révélation. Qui plus est, ce n'était pas seulement au principe du pouvoir temporel pontificai que le SaintSiège s'attacliait mais à une réalisation pratique: gardcr Rome dont le pape, succésseur de S. Pierre, devait ètre l'évèque.
On comprend que le Saint-Siège ait fait une question doctrinalc de son opposition au liberalismi e dont les origines intellectuelles naturalistes et les conséquences pratiques d'émancipation liumaine pouvaient assez facilement conduirc, mais non pas irrémédiablement l'expérience des catholiques libéraux le prouve à une négation du surnaturel. Mais comment voir dans le maintien des Etats pontificaux une nécessité imposéc par la doctrine ré-vélée ? Et cependant telle fut la position de la papauté.
Plus que cela, malgré Phorreur que lui inspirai! le libéralisme et malgré les condamnations répétées qu'il porta contre lui, -) le Saint-Siège a admis plus facilement le libéralisme politique que la perte de ses Etats. Les ponti-
1) Voir entre autres sur l'opportunité de partìciper à la guerre de Crimóe. V. 2, Gatnv-TKM.A. L'intervento piemontese in Crimea- e la neutralità del Belgio, dona Rassegna storica del Risorgimento, octobre -dicembre, 1952, p. 589 BV.
2) On n'a fju'fl lire l'encycliqiie Mirari Vos poux y tiécouvrir tonte la ferveur de l'oppo-sition au libéralisme, catta leccia del liberalismo , comma l'appello Beraetti et uno dei prin­cipali fomiti ai gravtBsim! mali che affliggono la Chiesa. Tonte la correspondance de Lambru-KCIÌÌÌIÌ, d'Albani, de liernclti, de Fornari exprimo la infine violente opposition, voir nunziatura di Parigi, di Vienna, nunzio del Belgio, urtili ivi o nunziatura ili Vienna aux archine* Vaticane, À propo dea révoltés d'Aimone, Bernotti feriva il; on 1831: Il miglior partito Barabba quello, n coi si aveva ricorso nel 1798-1799 allorché ì rivoluzionari si astringevano ad arrenderai a discrezione e venivano quindi tradotti nei Forti. dell'Impero austriaco per rimanervi finché l'età o la saluta li rendessi? incapaci di più attentare alla pace nostra ... >>, BoruuLLi à Spinola, 12 mars 1831, Archives Vaticani, Archivio nunziatura di Vienna, t. 258 b.