Rassegna storica del Risorgimento

1849 ; PALMERSTON, WILLIAM H. TEMPLE, LORD ; STATO PONTIFICIO
anno <1956>   pagina <543>
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Palmer Sion et les Etats Ponti ficaitx cri 1849 543
En maiutenant les Etats pontificaux le Saint Siège voulait certes con-server ccrtains droits acquis par l'histoirc et surtout sauvegarder l'indépen-dance spirìtuelle du souverain pontife, mais il avait aussi une nostalgie de la théocratie.
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Les deux lettres de Van de Weyer dont je fais usage sont datées de 1849.
Pie IX avait quitte Rome le 24 novembre 1848; se refusaut à aller en France, il s'était réfugié à Gaéte; il rcvint à Home en avril 1850. ') La revo­lution romaine et la fuite du pape avaient ému le monde cathoiique; et dès ce moment se développa envers sa personne un ardent mouvement de sym-pathie et de vénération qui, prenant une teinte nettement sentimentale, ca-ractérisera durant le XIX*mB siede la dévotion cathoiique envers la papauté. Mais les Puissances elles aussi avaient été alertées: les intéréts des con-servateurs ou ceux des Iibéraux, les préoccupations territoriales ou celles de prestige national ou international engageaient la France, l'Autriche et l'Augi eterre à suivre avec attention les événements de la péninsule.
En Belgique, où l'affection envers le pape était très grande,2) le roi Léo-pold I, dont le prestige s'était accru en 1848, ne pouvait se désintéresser des affaires italiennes. Bien que protestant, il avait envers le souverain Pontife un grand respect et une réelle confiance; de plus, il comptait sur l'in fin once du SaintSiège pour s'assurer une autori té plus étendue sur l'épiscopat belge.3) D'autre part, bien qu'il accueillìt avec faveur les exilés italiens dans son pays,4) mais c'était sans doute pour les détourner de leurs idées progres-sistes ses sentiments conservateurs lui rendaient les progrès des Iibéraux italiens peu sympathiques.
On aurait tort cependant de croirc que telle fut la vraie préoccupation de Léopold I lorsqu'il presenta ses bons offices pour obtenir une solution à la question romaine. Ce qu'il voulait, c'était empécher une guerre européenne. H avait en effet la conviction c'était presque une obsession chez lui que si une confiagration importante se produisait en Europe, la Belgique cou-rait grand rìsque de perdre son indépendance. Il le crut en 1840 lors de l'af­faire d'Orient comme il l'avait craint lors de la résistance à l'acceptation du traité des XXTV articles, comme il B'en inquiétait encore durant la guerre de Crimée.s)
1) G. MOIXAT, La fuite de PieIX à Gak'te, dans Rcvue d'Histoiro Ecclésiaslique, t. XXXV. 1939, p. 266 sv.
2) On croynit en Belgique quo le pape allait venir se refugier à Malines; on en parlait a Rome:Dans Rome le bruit s'est répandu que sa Saintcte ira en Belgique, de Meester a d'Hoffschmidl, 29 novembre 1848, Arch. Minst, Aff. Etr. Bruxelles, Cor. Poi, Lbg., S.S., t. IV, 2, n. 205.
3) Voir sur ces sentiments de Léopold I, A. SIMON, Lapolitique reUgieuse do Léopold I, Bruxelles, 1953. Dès J'annonce de la fuite du pape a Gatto, Léopold I lui avait écrit une lettre très cordiale, Aorta à Stcrckx, 20 févr. 1849, Arch. Archevlché Malines, Collège Belge.
*) Voir M. BATTisTiNr, La corrispondenza del conto Giovanni Àrrivabene esule italiano nel Belgio durante il Risorgimento col Belga Salvador Morhange, dans BuUetin Institut Histprique Belge à Rome, 19441946, p. 219 sv.; ògolemcnt V. GIOBERTI, Epistolario, t. VI, p. 63.
s) Ypw entre autres sur celie attitudo generalo de Léopold I, sa correspondance avee Van de Weyer, dans les papier Van de Weyer, voir égalcracnt, E. Conia et C. BUKFIN, Léopold I oracle de l'Europe, p. 255.