Rassegna storica del Risorgimento

1849 ; PALMERSTON, WILLIAM H. TEMPLE, LORD ; STATO PONTIFICIO
anno <1956>   pagina <544>
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Aloìs Simon
Le roi des Belgcs cssaya donc, eri 1848, d'obtenir que les grandos Puis-sances se réunissent à Bruxelles pour trouver une solution à la question ita-lieiuie et pour y parveuir il euiployait toute l'influence qu'il avait à Vienne et chargcait Van de Wcyer d'agir auprès de la rcine Victoria et du gouverae-ment anglais, dans lequel Palmerston était depuis 1846 ministre des aflaires étrangères.
Palmerston, dans le but d'empécher la domination de PAutricbe sur l'Ita­lie et égalemcnt pour contrebalanoer la puissance francaisc en Mediterranée dcsirait voir les Etats italiens s'avancer dans la voie pacifique des réformes libérales.*) Gràce à cellcs-ci, la France libérale u'aarai t pas à aider à romanci-pation italienne et les métbodcs pacifiqucs rendraient inutile l'intervention de l'Autrichc.
S'il n'est pas certain que Palmerston voulùt vraimcnt une Italie une et indivisiblc il espérait en tout cas lui donner une personnalité politique origi­nale, ne fùt-ce que par une fédération d'Etats ou au moins en introduisant dans chacun des pays de la péninsule les Etats pontifieaux y compris le regime constitutionnel.
Diminuer Pinfluence francaisc et autricniennc, faire progrcsser les idées libérales, tei était donc le doublé but de Palmerston dans sa politique italienne. Cet idéal il le poursuivait avec lucidité et ténacité au risque de déplaire à la reine Victoria et à Metternicb qui Paecusaient tous deux de favoriser sinon de provoquer les désordres politiques. 2) Il joue un róle infernal , disait le chancelier d'Autricbe.
En 1848, d'accord avec le roi des Belges, Palmerston envisageait la constitution d'un pays liberal sorte d'Etat tampon dans le nord de l'Italie. La revolution de Sicile, pnis la guerre austro-italienne, puis les désordres romains bousculèrent les plans pacifiqucs de Palmerston. Il aban-donna son idée de royaumc de Lombardie et, sollicité d'ailleurs par le roi Léopold, il tenta une médiation entre PAutricbe et l'Italie. Le roi des Belges ne parvint pas à convaincre le chancelier d'Autriehe et le Congrès de Bruxelles n'eut pas lieo.
Cependant la question des Etats pontifieaux restait en suspcns. Le 22 janvier, le prince de Schwarzenberg, de concert avec P Espagne, proposa une action de tous les Etats catholiques pour rétablir le pape à Rome. Pai-
33 Sor le rdlc de Palmerston dans l'affaire italienne, voir entre autres, J. P. T. BtntY, La Grande Bretagna et la Revolution de 1848, dans Le printemps des peuples, Paris, 19411; sor les rapporta entre Léopold I et Palmerston a propos de la question italienne; Goaxi et Bui'-FIN, Léopold Iole, p. 256 sv. Un historicn anglais a dìt justement: Palinerstou's sympathies bad been passiona tei y awakened by the cause of Italian independence , Encyclopedia Britan­nica, t. 17, p. 158.
2) Metternicb accusata Palmerston d'otre la causo de loutes Ics révolutions européennes, ce (gai fniaait répondre par Van de Weyer; L'Angloterre est tout ausai étraugère aux troublcs de la Sicile et des autres états italiens (V. M. peut en atte convaincue) qu'elle Pa été à la Re­volution belge , Van do Wcyer a Léopold 1 (m,), 20 l'évr. 1848, Arch. Gén. Royaumo Bruxelles, papier Van de Weycr, n. 116, Dona la memo lettre, Van do Weyer écrivnit: Palmerston diti, il fa ut dcs constitntions A tous Ics Etats do l'Europe; c'est lo soni moyon do les mettre à Pabr-i dcs plus funestcs revolution*, de les attacher d loro indépendance, a leur nutionuliié et de les souftirnire à Pinfluence do la Franco qui, en cas de guerre generale se fcrait purtoul une auxi-liaire du mécontentement des peuples.