Rassegna storica del Risorgimento
1849 ; PALMERSTON, WILLIAM H. TEMPLE, LORD ; STATO PONTIFICIO
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Palmerston et lei Etats Pomtficaux eri 1849 545
merston n'appiccia pas cette idée. Van de Weyer le fit savoir en ccs tcrmes à Léopold I:
UAngleterre ri*a nuUement V bit enti on de prendre part aux tentatives pro-jetées pour le rétablissement du Saint Pére dans ses Etats, Toutes ces tentatives som aux yeux de Sa Seìgneurie [Palmerston] le résultat des intrigues de VAu-triche qui, désirant une restauration complète de Vandeane autoriti-papale n'ose point se mettre ouvertement en lete du parti réaetionnaire etpousse en conséquence les autres Puissanees catholiques dans cette voie, sùre qiCefle est de recueillir en Italie, sans danger pour ellemente, les fruits de cette réaction. ISAngleterre ne s assoderà donc pas aux conférences qui auraient pour but le rétablissement du pape à Rome. Mais elle ne verrait pas je crois de mauvais oeil une négocia-tion dans laquelle on examinerait de commun accora quels sont les moyens propres à amener, sans mesures coerdtives, une réconciliation entre le Saint Pére et ses sujets. Lord Palmerston reconnait qu'il importe à toutes les Puissanees que le Pape soit indcpenda.nl ; mais il ne voit pas la necessità de le remettre en posses-sion de ses Etats et de contester aux Romains le droit d'Stre gourernés constitu-tionnellemeni et de séparer à tout jamais V autor ké spirituelle de Vautorité tempo-relle. U indépendance du Pape n'esl point à ses yeux essentiellement liée à la souveraineté des Etats pontificaux et cette indépendance pourrait lui Sire assurée ailleurs, en luifaisant accorder une petite principalità, sans exposer cette parti e de l'Italie à voir renattre tous les abus qui ont amene Velai actuel des choses. Or, e*est, ajoute lord P., le rétablissement intime de ces abus que VAutriche appelle de tous ses va>ux et qui lui inspire ce vif amour pour Vautorité temporelle du , Saint Pére. *
L'idée de Palmerston et du gouvernement est donc bien nette. H ne fa ut pas rétablir les Etats du pape,2) les restaurer serait faire le jen de l'Autriche et leroser aux Romains le droit à une constitution. Aux yeux de Palmerston, les deux motifs se rejoignent.
Le ministre anglais reconnait en outre la necessitò de l'indépendance du pape et rejoint ai usi les révolutionnaires italiens, mais il s'en séparé en jugeant qu'il faut à cette indépendance un stibstrat de souveraineté temporelle. a) Par cette suggestion, il se rapproebait du pontife romain.
Mais là où Palmerston se heurte àun obstacle insurmontable qui est d oc trinai et pose le problème religieux du Risorgimento c'est lorsqu'il
1) Van de Weyer à Léopold It 14 févr. 1849, ibid. n. 117.
*) Palmerston n'avait pas toujoui's oru qu'il fallai! enlevcr au pape les Etats pontificarne. Au contraire, en 1831 il disait a l'interaoncc Capaccini combien il désirnit Ics conserver, C. WEBSTER, Tlie Foreign Policy of Palmerston 1830-1841. 2 voi., London, 1951,1.1, p. 207. Maia déja alors il mirali, désiré la sécularisation de l'adininistration de ces Etats, WEBSTER, The Foreign, etc, t. I, p. 213.
3) Dans une lettre au roi d'Angletcrre, Palmerston avait a propos des diflìcultés irlan-daiBes, snuligné cn 1832 l'importuna; qu'il y avait d'avoir un pape indépendant: ... if the Pope cesseti io te an indepenrtent tempora! Penice, ho must take up his abode in the donti-nions of some inorami li upon whom He would in a great degree ho depcndent, and thus it might bnppcn that the means of poworful action in an cxcitabic portion of your Majcsty's Dominion might he placed "irtunlly at the disposai of some European monarca, cité par WEBBTER, TJie Foreign, t. I, p. 219. La falblesse de cet argnment est d'ailleurs patente: Ics Etats pontili euuac, faiblea cornine ile l'étaient, n'empéchaicni. pas que le pape ne l'ut sous l'iu-flncnce poli liane de tei ou tei monarque. Et si l'on dlt qne In grandeur d'urne dea papes lem* pcrmet de resister aux preasiona, celayaut égolcment dans le cas où il n'ont pas de souveraineté temporelle.