Rassegna storica del Risorgimento

TAUSCH PIETRO ; MAZZINI GIUSEPPE
anno <1918>   pagina <451>
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Un mazaimano rinnegato 451
J'ai saisìs l'occasion d'une courae que fai falle il y a quinze jours 1 Pise, où notre Co usui est venu me voir, pour lui feire pari des soupcons, qui s'élevèrent et l'engager à s'occuper da ss son propre interét cornine dans oelui du service, d'une solution satisfai-sante de l'affaire, en portant son fila, s'il ne pouvait pas enlièrenient détruire ces soupcons, à un aveu frane et complet des ses relations passées, ou bien en l'engageant, s'il se trouvait encore trop compromis au gène par ees liaisons, à les rompre en s'éìoignant de sa demeure actuelle et eri mérae temps des affaires. M/ Tause-ii a para fort ému de cetle ouverture; il m'a dit qu'ii n'oserait se rendre garant des relations que ses fils avaient entretenues, il y a quelques années, en s'associant à leurs camarades d'écoles tous entrainés, comme la jeunesse de ce pape! en general, des idées linérales et italiennes ; que jusq'en 1830 il n'avait lui-méine vu dans ces idées que de vaines (hóories sans importance pratique; mais que depuis cette epoque, éclairé par le mouvement violent qui s'était manifeste partout en Italie, il avait insistè pourque son fils se retiràt de toutes ses an-ciennes connaissances et qu'en se l'associant pour la gestion du Consulat, il l'avait reconnu incapante de manquer dorenavant a aucun de ses devoirs; qu'enfin ce jeune homme partageait teliement aujourd'hui avec lui méme la haine des liberaux que, repoussé des sociétés où il dominent, il ne pouvait plus se montrer panni eux sans éprouver un traitement deplaìsant.
Lui ayant repété, qu'un aveu entier serali le plus sur raoyen d'effacer les erreurs passés, M.r Tauseh me proposa de m'envoyer son fils pour s'enpliquer lui méme sur ce qui la regarde, et j'ai consenti à le recevoir.
Le S.r Pierre Tauseh vint en efifet paSser deux jòurs ici et je l'ai vu plusieurs foia-, il s'est montré profondement attrislé du chagrin que son pére éprouvaìt au point d'en avoir la sante fortement altóree, prèt à toni faire ce qui est en son pouvoir, pour lui rendre sa tran­quillile et entlèrement désabusé des tkóories linérales en faveur des quelles il pouvait avoir été prévenu dans sa première jeunesse. H m'a conftrmé ce que son" pere m'avari dit sur l'eloignement où il s'était tenu depuis les dernières deux années de ses anciennes rela­tions et sur l'espèce des perseculions dont il est maintenant l'óbjet de la pari de la jeunesse libérale de Livourne.
Lni ayant iait quelques questiona au sujet de ses voyages et ses rapporta à Génes, il m'a dit y avoir été une première fbis en 1829 pour donner de la part de son pere à la police pióraontaise des ren-seignemens sur deux rèligieux voyageurs, dont l'un Hongrois, et qui s'étaient rendus suspeets par quelques jongléries avanturenses.
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