Rassegna storica del Risorgimento

1806 ; BEAUHARNAIS EUG?NE ; VENEZIA ; NAPOLEONE I
anno <1957>   pagina <637>
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Les débuts du regime napoleonica à Venise 637
et d'Autriclic renonce, tant pour lui que pour ses héritiers et succcseeurs, à la partie des Etats de la République de VeniBe, à lui cédée par Ics traités de CampoFormio et de Lunéville, laquelle sera réunie à perpetuate au Royaume d'Italie .
Napoléon, le 23 decornare, avait informe Eugcne, Vice Roi d'Italie, de la réunion projetée; le 26, il lai apprenait la signature de la paix1) et ajou-tait: Vous pouvez annoncer cet arti eie du traité à mon peuple d'Italie . Le jeune prince, alors dans son quartier general de Padoue, diffusa l'heu-reuse nouvelle avec un art dont il se montra assez fier dans sa lettre2) du 31 décembre 1805; il fit tirer soixante coups de canon sans en dire le motif; il se rendit le soir au théàtre et, au milieu du spectacle, conila au maire le soin de lire une proclamation, dont la phrase principale: Vous n'envierez plus à vos voisins l'honneur d'ètre gouvernés par Napoléon... , souleva des acclamations, des cmbrassades et d'autres gestes enthousiastes, et le prince de conci ure : On m'avait dit que les Padouans étaient froids, je ne pois accucillir cette opinion, je suis certain que Paris n'aurait pas été plus chaud .
Le 19 janvier 1806, un décret imperiai nomina le Vice Roi gouverneur general des provinces vénitiennes 3) jusqu'à leur réunion au Royaume d'Ita­lie. D'autres faveurs, dispensées par l'Empereur des Fraucais à Eugène de Beaunarnais, ajoutèrent au prestige de celui-ci: Napoléon l'adoptait comme fils et liéritier présomptif en Italie; Napoléon le mariait à la fille d'un roi, Augusta de Bavière, le 14 janvier à Munich. Les deux hommes se virent pendant les fètes du mariage, mais leur correspondance reprit avec le retour du jeune ménage en Italie, à Verone d'abord, puis à Venise dont le general Miollis avait pris possession le 19 janvier. Le Vice Roi a narré son entrée dans l'ancienne cité des Doges en une lettre enthousiastc du 4 février;4) après avoir relaté la beauté de son cortège naval et les cris de la fonie, il savait délicatement flatter son souverain: Ces cris, Sire, les vceux pour Votre Majcsté étaient accompagnés des expressions les moins équivoques de l'amour et de la reconnaissance... Sire, quelle entrée sera la vòtre, lorsque vous vous présenterez à Venise. Au milieu d'une reception qui me confondait d'éton-nement et de bonheur, j'ai souvent entendu dire autour de moi: Ce sera bien autre chose quand Napoléon viendra .
Faut-il prendre pour argent comptant la joie populaire qu'Eugène dit avoir constate à Padoue, à Vicence, à Venise? Les Autricliiens avaient eu assurément contre eux le fait d'ètre les premiers étrangers maìtres dura-bles d'un peuple indépendant depuis des siècles. Ila avaient refusé d'assurer le paiement de certaines dettcs de l'Etat, comme les créances sur la Zecca. Ils créèrent un port frane en 1804, mais les voics du commerce autrichien passaient par Trieste et non par Venise. La population de la cité de Saint Marc descendit de 137.240 habitants en 1795 à 122.072 en 1805, dont 5.676
1 > Cf. Correspondance de Napoléon t. XI, p. 506. Lea letttes de Napoléon oitées dans cette étude sont tout.es dans rimportant reoueil votUu par Napoléon III. zj Archimi NaHonules, Paris, AF IV, 1684. 3) Cf. Du CASSE, op. cit., t. 2, p. 53. ) Archives NatUmalea, Paris, Af IV, 1684.