Rassegna storica del Risorgimento

1806 ; BEAUHARNAIS EUG?NE ; VENEZIA ; NAPOLEONE I
anno <1957>   pagina <638>
immagine non disponibile

638 Ferdinand Bayer
pauvres, étiquetés valide*, estropiés ou honteux.1) Des émissaires auglais sapèrent l'autorité du gouvernenient de Vienne; Mei écrivit à Marescalchi le 10 aoùt 1803: Il semble avere que ics Auglais reucontrent la grande favelli en Vénétie eu flattant la nation dans sa manie dominante de réta-blir l'ancieune république .a) Les Vénitiens ne semblaient dono pas regret-ter les vaiucus d'UIm et d'Austerlitz. Eugène le dit le 29 décembre 1805: Les Autrichiens ont d'adeurs très bien servi Votre Majesté; ils se sont si mal conduits qu*ils y sont en general odierne; ils le sont surtout aux pro-priétaixes et aux homm.es industrieux; ils n'ont pu attacher à eux que quel-ques employés de seconde et troisième ligne... s) Une étude détaillée de ce problème politique, en se fondant sur des documenta vénitiens, serait bien nécessaire. On peut admettre, pour le moment, qu'cn janvier 1806 les nou-veaux sujets de Napoléon piacerent quel que espoir en ceux qui se présen-taient à eux en leur parlant de l'Italie...
* * *
Les premiers contaets des Vénitiens avec le regime napoléonien furent rudes. Ils payèrent d'abord les impositions de guerre établies par Masséna, dès qu'il entra en Vénétie. C'était l'usage: la guerre nourrissait la guerre. Ces taxes s'élevèrent à 7.400.000 livres de Venise et le Vice Roi put écrire le 29 décembre 1805: L'armée du maréchal Masséna a tout pris; il est sur du moins qu'elle n'a pas laissé une pièce d'or, pas un sequin dans le pays... .
L'Autriche vainone, la guerre n*en continuait pas moins contre l'An-gleterre et la Russie. Napoléon accrut ses armées et voulut que ses nou-veaux sujets contribuent anx dépenses envisagées. Le Vice Roi *) lui apprit qu'en appliquant le méme regime fiscal que dans le Royaume d'Italie, les recettes monteraient de 25 millions de livres de Milan environ à 35; le tiers pourrait ètre consacré à l'armée. Beaux calculs qu'il s'agissait de faire pas-ser dans la réalité! Au début de février, Eugène emprunta aux banquiers et commercants de Venise deux millions pour attendre les rentrées escomp-tées. Gelles ci se firent mal, ou méme pas du tout, et le Vice Roi écrivait à Napoléon5) le 13 avril 1806: J'en demande pardon a Votre Majesté, mais je suis obligé de la fatiguer encore une fois de mes besoins d'argent . Après avoir dit les demandes du general Molitor en Dalmatie, du general Marmont, du Payeur General de l'armée d'Italie, il ajoutait: L'ordonna-teur en chef me dit aujourd'hui qu'il ne sait plus où donner de la tète; et en vérité je ne trouve pas plus de ressources dans la mienne qu'il n'en trouve dans la sienne. D'mi autre coté, j'apprenda qu'à Venise quelques una des preteurs des deux millions commencent à s'étonner qu'il ne soit pas encore question de remboursement . A partir du loc mai 1806, les dépenses de
') Ct le rapporti de Prina au Vice Boi du 22 février 1806. Archives Nationales, Varia, AF TV, 1710 A.
2/ Cf. PINCÀU, op, cft., t. 2, p. 290, n. 2.
3) C. Du CASSE, op. di., t. 2, p. 32.
t) Lettre d'Etigènc à Napoléon du 29 mar 1806. Archìvca Nathnoles, Paria, AF IV,
1710 A.
s) Archives Nationales, Paris, AF IV, 1684.