Rassegna storica del Risorgimento

1806 ; BEAUHARNAIS EUG?NE ; VENEZIA ; NAPOLEONE I
anno <1957>   pagina <641>
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Les debuta du regime napoleonica à Venise 641
ais quels qu'ils soient . Le 11 septembre, il notait: A Milan, on ne par-donne pas à Venise l'ardeur dea vceux qu'elle a forniés pour un gouver-nement séparé et ceux qu'elle forme encore pour partager les avantages d'une capitale. On craint le parallèle, quc fera Votre Majesté, du goùt de Venise pour les Francais et de sa vivacité Trainaent francaise, avec la tor-peur xnilanaise... . Napoléon semble s'ètre peu emù de cette incompati-bilité; à Eugène, qui lui en avait écrit le 21 avril, il répondit nettement le 28: Envoyez des Italicns dans le pays de Venise et des Vénitìens en Italie . Ainsi, sous sa rude maiu, allait s'effcctuer un brassage d'hommes, prelude à Punite nationale.
Il était facile de piacer des Italiens , c'est à dire des MAnaìE ou des Bolonais, en Vénétie où tonte une adniinistration nouvelle était à mettre en place. Les préfets des nouveaux départements, comnie les adniinistra-teurs des finances, vinrent donc des pays à Pouest de l'Adige. Ainsi, à la fin d'aoùt 1806, le mila naia Marco Serbelloni fut nommé préfet à Venise et il inséra dans sa première circuì aire une p lira se plein e d'avenir: Vene­ziani, esigo che vi accostumiate a riguardarmi, non sotto il falso e impoli­tico aspetto di straniero, ma d'italiano vostro concittadino .l)
Il etait moina aisé d'introduire des Vénitiens dans l'administration du Royaume d'Italie; il fallait attendre des vacances ou des eréàtions de pos-tes. Le Vice Roi commenda donc par distribuer les fonctions municipales: il fit Podestat de Venise, au début de février 1806, Daniel Renier, qui comp-tait des doges parmi ses ascendants; il forma le Conseil des Sages d'hom­mes fort considérés; il confi a la presidence de la Chambre de Commerce au banquier Revedin et le commandement d'une compagnie de Gardes d'hon-neur à Widmann.2) La création de douze duchés grands fiefs en Vénétie, réservés à des Francais, insérée dans le décret de réunion8) au Royaume d'Italie (30 mars 1806) provoqua de l'émotion à Venise, mais elle y dura moina qu'à Milan, au dire d'Eugène de Beauharnais qui écrivit le 21 avril:*) Pour compléter l'entrainement de vos nouveaux sujcts, il sera, je crois, nécessaire que quelques nobles vénitiens soient appelés à des places, à des distinctions dans votre cour d*Italie. L'Empereur d'AHemagne n'a compté les Vénitiens pour rien ou pour presque rien. Ainsi, si Votre Majesté répand seulement sur eux quelques faveurs, ils les sentrront d'autant mieux qu'ils n'y ont pas été accoutumés par leur dernier souverain . A quoi Napoléon répondit le 30 avril, lorsqu'il fut question d'envoyer une députation qui préterait serment à l'Empereur: Tàchez de faire tomber le choix sur des homincs dignes d'ètre faìts membres de la Légion d'Honneur, susceptibles d'otre nommés chambellans et d'occuper des emplois de cour ou des places dans l'administration . Eugène établit une liste de douze députés s) dont trois pour Venise: Alvise Pisani, ex-ambassadeur en Espagne et à Paris,
i) Cf. MARCHESI, Sellane anni a Vomsìat p. 53.
2) Giovanni Widmann fin. l'objet, de la part de la poli.ce aut.ricliifiM.ne, d'une enquète dont le resultai est conuigné dans nn rapport da 22 septembrc 1802, conserve à l'Archivio di Stato de Venise.
"itÌÀréhives Nationale, Paris, AF IV 197, dossier 1280-.
4) Archivi NatUmales, Paris, AF IV, 1710 A
5) Ibjto