Rassegna storica del Risorgimento

1806 ; BEAUHARNAIS EUG?NE ; VENEZIA ; NAPOLEONE I
anno <1957>   pagina <643>
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Les debuto du regime napoleonica a Venise 643
les Italiens sont plus froids que les Vénitiens. Mais dans Pétat de Venise, il y a cu les démonstrations Ics moins équivoques et les plus générales de la joic et de la reconnaissance publique... A Venise particulièrement vous étes aimé avee transport... . Gertes il convient de faire la part de Padula-tion, et de la jeunesse fervente du Vice Roi, mais ne dit-on pa6 qu'il n'y a pas de fumèe sans feu?
Pourquoi l'esprit public à Venise s'expriniait-il avee une clialeur tellc que le Vice Boi et le policier Lagarde en informèrcnt Napoléon à plusieurs reprises? Ce n'était pas de la reconnaissance pour des bienfaits particu-liers, car l'Empereux n'en avait guèrc distribué. II avait écrit à Eugeni en décembre 1805 de bien traiter les peuplcs des états vénitiens, mais cela n'avait pas freiné ses exigences fiscales... Il avait dit, enfévrier 1806: cline s'agit point de faire des chemins et des canaux; il faut d'abord nourrir mon armée . Ou encore: Partez du principe que je ne veux rien dépen-ser cette année dans le pays vénitien, parce que j'ai besoin d'argent... . En avril 1806, il avait répondu à ce qui lui était rapportò de certains espoirs décus : J'ai traité Venise comme pays conquis sans doute. L'aije obtenu autrement que par la victoire? Il ne faut douc pas trop éloigner cette idée, mais, le droit de victoire termine, je la traiterai en bon souverain s'ils sont bons sujets... . La promesse de quelques décorations ou de quclques fonc-tions honorifiques, le projet, exprimé en aoùt 1806, d'embellir Venise et d'y consacrer une première somme de 400.000 francs ne pouvaient suffire à créer l'enthousiasme...
Mais, écrivait Lagarde en juin 1806 parlant de l'Empereur et de Ve­nise: On l'y appeSe comme le Messic , et voilà peutètre le mot de l'énigme. Après l'irrémédiable décadence de la Serenissime République au XVIIP siècle, après les années grises de l'administration autrichienne, les Vénitiens, devenus les sujets de Napoléon, entendirent parler de ses gran­di oses projets: la domination de la Mediterranée, la reprisc du commerce avee l'Orient et le retour de la prosperile. A l'ombre des Aigles, Venise n'allaitelle pas redevenir la reme de PAdriatique? ... 1806 fut pour les Vénitiens le temps de Pespoir...
FERDINAND BOYEH