Rassegna storica del Risorgimento
1799-1800 ; VENEZIA ; CONCLAVI ; SPAGNA
anno
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1957
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pagina
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742
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LE RÒLE DE L'ESPAGNE AU CONCLAVE DE VENISE
(1799-1800) *
I. - Le conclave, onvert à l'Ile Saint Georges le 1" décembre 1799 et termine le 14 mars 1800 par l'élection du Cardinal Cbiaramonti, n'intéresse pas seulement l'Mstoire de Tenise; il interesse également celle du Risorgi* mento. La question religieuse s'est trouvée en effet constamment liée au mouvement national, qui fait l'objet de vos travaux; unitaire, celui-ei se heurtait aux possessione tempoxelles du Saint-Siège; liberal, il mettait en causes les principes invoqués par les Souverains Pontifes, particulièrement Grégoire XYI et Pie IX, sur les droits exclusifs de la religion catbolique.
Or, au conclave de 1800, après la chute de la République Cisalpine, ces deux problèmes pesèrent sur les choix des cardinaux:
1) Il s'agit de savore si le nouveau pape consentirà à laisser à l'Autricne les Légations, cédées par Pie VI a la Franco en vertu du traité de Tolentino et que PAutriche prétend garder après les avoir enlevées à leur nouveau possesseur. Ce traité de Tolentino, gue Consalvi qualifiera de véritable tète de Meduse , pétrifia les électeurs de Venóse, comme il pétrifiera en 1814-1815 les diplomates du Congrès de Vienne. A Vienne, selon un mot célèbre, le Congrès dansait et n'avancait pas. Sane danser, à l'Ile Saint Georges, le conclave lui aussi marquait le pas.
2) D s'agit de savoir si le nouveau pape se m entrerà adversaire intran-sigeant des idées libérales introduites par la Revolution, ou, au contraire, bomme de conciliation et d'adaptation.
L'Autriebe voulait que le successero de Pie VI fot d'une part dispose à lui abandonner les Légations pour favoriser ses ambitions territoriales en Italie et d'autre part zelantissimo, pour barxer énergiquement la route aux idées nouvelles, si abborrées des puissances autocratiques victorieuses. Pour imposer un papabile selon son cceur, Vienne avait alors dans son jeu d'excel-lents atouts: le succès de la coalition, on disait méme, de la croisade contre-révolutionnaire ; Fhospitalité offerte au conclave, les subsides accordés à celui-ci pour son établissement dans l'Ile Saint Georges et pour l'entretien des cardinaux; Fimpuissance de la République rrancaise, qui est battue mi-litairement, politiquement en pleine anarchie et n'a pour la représenter d'autre cardinal que Maury, agent officiel du prétendant Louis XVIII; enfìn, les disposìtiona des cardinaux de Curie maltraités par les envabisseurs de la Ville éternelle et les jacobins de Rome, leurs amis. Il semble donc que l'influence de l'Empereur sera determinante et que celui-ci obtiendra sans peine l'élection de son candidat Mattei.
Mattei en effet, donnait à PAutrìche les garantiea voulues: négociateur et signa taire du Traité de Tolentino, il ne pourrait se déjuger en réclamant les Légations, juridiquement cédées par lui; irréductible adversaire du regime républicain et de l'idéologie nouvclle sous la Cisalpine, il se montrerait intransigeant vis à vis des principes révolutionnaircs, Aucun autre papabile