Rassegna storica del Risorgimento

1799-1800 ; VENEZIA ; CONCLAVI ; SPAGNA
anno <1957>   pagina <745>
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La róle de V Espagne au Conclave de Venite 745
la grillr et le tour sa faction aotive et vigilante, qu.*il xeprenait dès le matin. Ainsi, de Venìse, pouvait-il librement communiqucr avec la cour de Ma­drid, en cas de besoin. La traversie du grand canal, dans l'obscurité et les brouillards d1 hi ver, n'allait pas pourtant sane quclqucs dangers. Les gon-doliers s'avertissaient bien par leurs chants et leurs cris. Mais les bateaux a Pam arre ne signalaient pas leur présence par des appels mélancoliques et sonorcs, et, pour avoir heurté l'ime de ces amarres, la gondole de Dcs-puig, nn beau soir, faillit bel et bien le noyer. H en fut quitte pour Pémo-tion et pour un bain glacé.
Par déférence envers l'Enipercur d'Autriche, les eardinaux attendirent l'arrivée de son mandataire, le cardinal Herzan, pour ouvrir le scrutin. Herzan une fois entré au conclave, on retarda le premier vote jusqu'au 12, afin de laisser à celuici le temps de pxendre langue et à ses collègues intrigués celui de sonder ses dispositions. Despuig ne fut pas l'un des dentiera à vou-loir pénétrer son jeu. Dès le 12 en eftct, le représentant de Vienne relate au chancelier Thugut l'entretieu qu'il vient d'avo ir avec ce prélat. Le pa-t ri arche d'Antioche se garde bien de marquer ses préférences et d'un air détaché passe en revue les factions, les candidata, avec le secret esporr que son partenaire ne gardera pas la mème réserve et liTera le noni de son papabile. Trois partis se dessinent, observe-til: celui du Doyen Albani, qui propose Gerdil; celui de Braschi qui se pxononce en faveur de Chiara-monti; celui enfin qui fait campagne pour Bellisomi. Personneuemcnt, Des­puig pencherait pour Gerdil. Mais Mattei serait excellent, de mème que Chiaramonti et Valenti. Quant à Bellisomi, recommandable par sa vertu, il ne l'était pas autant par sa doctrine. Herzan, qui manquait de finesse, tomba dans le piège que lui tendait, sous des formes innocentes, l'ancien auditeur de Rote et plaida la cause de Mattei, qui appartenait à une vieille famille romaine et, mieux que personne, pourrait tenir le peuple infeeté par les maximes francaises . Ainsi Despuig se trouvait fixé et pouvait dxesser ses batteries. Son premier objectif serait de barrer la route au candidat d'Herzan et de l'Autriche, Mattei.
Maladroit à plaisir, le mandataire de Vienne se chargea d'ailleurs de faciliter étrangement sa tàche. Pour empècher l'élection de Bellisomi, qui ne cesse de gagner des voix et va atteindre le quorum nécessaire, il demando d'abord au Doyen Albani l'autorisation de consulter sa cour, moyennant la promesse de ne se livrer à aucune intrigue jusqu'au retour du courrier envoyé à l'Empereur. Albani, écrit Consalvi, eut la faiblesse et la légèreté de consentir à une démarche aussi fausse et aussi contraire aux règlcs traditionnelle8. On devine à quel point celle-ci indisposa les eardinaux contre lenr collègue.
Pony comble de bonheur, Herzan manque à sa parole et, selon l'ex-pre8sion de Maury, viole l'armistice , en formant une faction contre Bel­lisomi avec Pappui du cardinal Antonelli. C'était gàter doublement sa cause, car on ne lui pardonne pas de violer ses engagements formels, et Antonelli, dominateur, impétueux, tròs mauvais coucheur en affaires , n'est pas ainié des eardinaux.
La raanceuvre d'Herzan aboutit toutefois à groupcr assez de voix pour foxmer Pexclusive indirecte contre Bellisomi, en empechant celui-ci d'at-térndre le quorum des deux tiers. Mais elle ne xéussit pas à accroltre les