Rassegna storica del Risorgimento
1799-1800 ; VENEZIA ; CONCLAVI ; SPAGNA
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La róle de VE spagne au Conclave de Venise 747
donc Mattei exclu pour toujours de la pepante par ses propxes adliércnts . On devine sana peine que le bon Lorenzana n'avait pas la paternité de cet adroit stratagème et que Inabile Despuig imagina et dirigca cette snbtile opération.
III. - Ainsi le candidat de PAutriehe se trouvait définitivement evince. Tont négatif qu'il fùt, ce resultai marquait un incontestable succès. Le patriarcbe d'Antioche avait rempli la première partie de sa mission; restait à réussir aussi bien la seconde: promouvoir Pélection d'un pape qui répondìt aux vues de son roi. Après tant de batailles, écrivait plaisamment Maury à Louis XVIII, notre hdpital militaire est plein de blessés, dont il est juste d'attendre la guérison avant de se remettre en campagne . Avant de pas-ser au deuxièmc acte, le patriarcbe d'Antioche, une ibis de plus, laissa s'écouler le temps. Ses instructions pourtant lui prescrivaient d'obtenir une élection rapide et, dans des circonstances aussi difficiles, pourvoir l'Eglise d'un chef paraissait d'une urgence extréme. Il jugea que seule l'usure des factions et leur lassitude permettraient, à force de patienee, la solution heureuse et brusquée qu'il rèvait*
Tout un moia se passa ainsi où la fumata montait obstinément noire, car les votes se succédaient, les candidatures se relayaient sans le moindre résultat. Une manceuvre de dernière heure, habilement montée, activement conduite, permit enfin d'aboutir à l'élection de Chiaramonti.
Consalvi, dans ses Mémoires, attribue l'initiative de promouvoir Pévé-que d'Imola à un cardinal du parti Mattei, dont il ne donne pas le nom, mais que Boulay de la Meurtbe a pu identifier, le cardinal Dugnani. Con-vaincu qu'il fallait, au plus tòt, sortir de l'impasse, ce Prince de l'Eglise apercut une combinaison elegante qui ne désobligerait ni les poUtìbanti, partisans de Bellisomi, ni les zelanti, partisans de Mattei: s'arranger pour que les seconds, fante de pouvoir faire nommer aucun de leurs candidata, choisissent le papabile panni les premiers; condamnés à un échec fatai, les zelanti disposeraient ainsi de la tiare en l'ofirant à leurs adversaires, trans-formeraient en situation prépondérante leur situation nettement inférieure, substitueraient à une opposition vaine une participation active et fructuense, deviendraient les arbitres et les grand s électeurs.
Mais encore fallaitil prendre dans la faction Bellisomi un papabile suscep-tible de rallier les troia quarts des suffrages. En procédant par élimination, Dugnani s'arrSta sur le nom de Chiaramonti. Sans doute, dans des condi-tions normaleSj des impossibilités extrinsèqnes eussent écarté celui-ci: sa jeunesse, ses origines césénates, son amitié avec les Braschi. Mais par ail-leurs, l'évcque d'Imola possédait tant de titres et de qualitéB, les conjonc-tures s'avéraient ai graves, qu'on passerait sur ces difficultés purement extrinsèqnes en raison desquelles son propre parti avait jugé sa candidature vouée à l'échec.
En réalité, Dugnani eut-il lui-mdrae l'idée de proposer Chiaramonti comme le laisse entendre Consalvi? Ne doit-on pas au contraire soupQonner Despuig d'avoir glissé dans l'oreille du cardinal le nom du futur Pie VII, lors des entretiens avec les porporati que lui permettait la garde provi-dentielle de la grille? NOUB savons par son Diario qu'il exerca une action intense et direotc sur Ics électeurs par de nombrcuses lettres et conférences .