Rassegna storica del Risorgimento

1849-1850 ; NIEL ADOLPHE
anno <1961>   pagina <473>
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Lettre* inédìtes du general Niel à sa fondile 473
6.
San Carlo divani Rome le 11 Juin 1849.
Mon cher Gustave, notre siège marche avec la lenteur et la majesté de la guerre d'opérations militaircs; il est conduit avec sagesse et vigueur. La défense étant plus ardente qu'habilc, nous avons pu aller plus vite que de coutume et nous voilà arrivés à 120 mètres de la place avant crac l'art1* ait ouvcrt son feu sur les fronts que nous attaquons. Nous inarchons cn accord parfait avec elle.
Je recuis des journaux mais je n'ai pas le temps de les lire quand j'ai un moment le jour ou la nuit je me coucho sur le tas de paille qui garnit un coin de ma chambre et je dors avec délices - je ne me suis jainais mieux porte; jusqu'à prdsent nous avons perdu fort peu de monde, malgré la grcle de balles, de mi-traille et de boulets que nons envoie la place (...).
A. Niel
7.
San Carlo devant Rome le 13 juin 1849.
Mon cher Gustave, je t'écris quelques lignes on me prévifint qu'im courrìer part domain pour Marseille je n'ai que de très bonnes nouvelles à te donner de ma sante, elle est exceliente, mais nos affaires ne sont pas près de se débrouil-ler. Nous voilà engagés dans le siège d'une grande Ville, mal fortifico il est vrai, '' mais défendue avec aebarnement par des gens qui n'ayant pour la plupart, ni feux, ni lieux se plaisent dans la destruction. Il en est parrai eux qui ont de l'audace et de la revolution. Hier pendant que j'étais à la tranchée, ils ont fait une sortie nombreuse, pour nous cnlever une batterie qui venait d'ètre construite et armée. Hs se sont élancés jusque sur le passage des tranchées; les trouvant bien gardées ils se sont tenus près de demi heure derrière un mur de jardin qui nous separata d'eux on croisait les armes par dessus on se tirait a bout portant par trois trous qui étaient dans le mur et on cherchait à s'écrascr à coup de pierres par dessus. Je ne savais comment faire finir certe Iurte enfin ils ont pris le parti de se retirer laissant six ou buit cadavres sur place et alors ils on eu à supporter une fusillade qui a dù leur mettre bien du monde par terre tous les travaux du siège se font dans des vignes très hautes dont les ceps sont soute-nus pour chaque pied par quatre roseaux liés près du sommet. C'est corame un taillis dans le quel il est difficile de se reconnaltre. Le siège marche bien quoique nos moyens ne soieut pas en rapporta avec la tache que nous avons à remplir - nous sommes arrivés à 120 mètres des fronts attaqués et c'est là que ce matin l'artillerie a ouvert le feu de quatre batteries pour ruiner les escarpes 2) avant de commencer l'oeuvre de destruction le general en chef leur a envoyé un officier pour les engager à nous ouvrir les portes promettant de n'intervenir en rien dans la questi on du gouvern1 ils ont répondu qu'ils étaient décidés à s'cnscvelir souB Ics ruines de Rome plutòt que de nous y voir entrer alors le feu a coni -raencé, et il va continuer, avec la lenteur voulue quatre coups par heure et par pièce on s'apercoit déjà qu'ils reportent leurs moyens de défense en arrière et sont par dessus tout des hommes de barricade. Le gouvernement francais s'est
') Au Sud notamment.
2) Il s'ngit de la destruction de l'cnccintc du J màcule.