Rassegna storica del Risorgimento

1849-1850 ; NIEL ADOLPHE
anno <1961>   pagina <474>
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Franoise Niel
évidemmcnt engagé à eoa insue dans une question bien difficile que chaque pas en avant rend plus difficile encore *) car dctruirc les moniunents de cette niagnifique cité par une guerre sanglante, pour faire une conquéte qu'on ne veut pas conserver dcfìnitivenient et qui, par la manière dont on la fait, sera peut-etre peu facile à garder momentanément - c'est de la déraison s'il faut, une fois dans Rome, la moitié de l'armée pour maintenir une portion de la po-pulation pourquoi aller nous y fourrer ? Nous étions sur un échec 2) nous voilà sur un siège ayant partout repoussé l'ennemi la brcche passée il faudrai t à mon avis traiter ou s'en aller (...).
Tout à toi A. Niel
8.
San Carlo devant Rome le 22 juin 1849.
Nous avons un pied dans Rome,3) mon cher Gustave, mais cela ne veut pas dire que nous en sommcs maftres après des travaux bien rudes, exécutés par une forte chaleur, nous sommes arrivés à ouvrir trois brèches dans le eorps de place trois colonnes sont montées à l'assaut à onze heures du soir 4) nos soldats ont été très franchenxent, ils ont culbuté l'ennemi à la bayonnette et nous avons bien vite fait nos établissements sur le terreplein des bastions qui dominent toute la ville. Le matin, la première terreur passée, les Romains nous ont écrasé de projectiles il a falla se blottir dans les tranchées, mais nous allons nous établix fortement au dessus de nos brèches, y mettre des batteries puis-santes et rester maitres de ruiner tout ce que nous voudxons mais nous ne voudrions pas bruler Rome et tu sens qu'étant entrés fièrement par une brèche il faudrait se montrer bien accomodant pour sortir par une boxine voie de cette mauvaise affaire. Or entre les gens qui dominent Rome et nous est une immense difficulté je Pappelle immense parce qu'elle crée un lien entre les exaltés répu-blicains et le parti Modéré nous nous sommes engagés envers les puissance étrangères (L'Espagne, Naples, l'Autriche peut-etre) à rétablir le pape et le pape si liberal naguère est devenu un assolutiste.s)
Notre assaut nous a couté peu de monde trois capitaines tués une vingtaine de soldats tués ou blessés. Notre corps a fait une perte qui xn'a été bien sensible, celle du capitarne du genie J... charmant officier auquel je m'était vivement attaché. Je suis sans nouvelles de France, nous u'avons recn que les journaux du 6 juin 1 tu juges si j'en attenda avec impaticnce j'espère recevoir au moins
W Louis Napoléon en aura conscience quand il écrira, plus tatti au colonel Ney: la zépublique francaise n'a pas envoyé une armce à Rome pour étouffer la libcrté ita-Henne . Mais I'expédition a été vouluc surtout par la rue de Poitìers et la droitc.
2) Cerai de la première attaquo d'Oudìnot qui a provoqué le repli des troupes fran-cftises à quelqu.es heures de Rome.
*) A la suite da vigoureux effort tonte dans la nuit du 21 juin, au cours duquel deux hastions furent cnlevés par les Francois prèa de la porte StPancrace.
'W Le colonel Niel lui-méme leur avait donne le signal de l'attaquc.
s) Pie IX mcsurait avec lucidile l'ambiguité de sa si t natio ri, lorsqu'il autorisait le cardinal Antonelli. k susciter, l'intcrvention de la Franee, de Naples et de PEspagne.
Corame Italico, jo souhaite la prospérité de la Nation et j'en vois le mcilleur fon dement dans la confedera tion de scs états; mais, cornine chef de PEglìse, je ne pula céder ce qui ne m'appartieni pas .