Rassegna storica del Risorgimento
1849-1850 ; NIEL ADOLPHE
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1961
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479
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Lettre* irièdite* du general Niel à Sa fami Ile 479
position; ce n'est déjà pas trop ! (...) il y a dans la campagne de Rome dans ce moment beauconp de cailles - je les cntends chanter dans mes courscs mais je les laisse en paix (...),
Je suppose que le general Berthois qui est plus ancien que le general Vail-lant aura le bon gout de ne pas chcrcher à avoir la présidenec du comité.l' Notre majorité est bien Réactionnaire.2) M. Dufour la gène bien et par cela méme ce serait un véritable malheur qu'il ne fut pas là pour la retenir (...).
J'ai comme toi la confìance que le cholcra n'irà pas vous visitor et que s'il va à Toulouse Brioude en sera exempt - on le redente beauconp à Rome, et, en effet s'il envahissait notre pauvre armée elle ne serait pas en position de lui bien resister. Lea homnics couchent sur une petite palliasse sans se déshabiller. Adieu, Mon cher Ami, je te réunis à Louise et à tcs eufants pour t'aimer et t'embrasser bien tendrement.
A. Niel 13.
Rome, le 20 Septembre 1849.
Je ne t'ai pas parie de ma sante, mon cher Gustave, parce qu'elle va par-faitement; 3) je ne me suis jamais mieux porte le siège m'avait maigri mais j'ai repris tout ce que j'avais perdu je suis charme que le carnee que j'ai envoyé* à Louise lui ait été agreable. G'est une bien faible attention, mais qui prend du prix par le Souvenir du Siège de Rome pendant lequel vous m'avez donne tous les deux tant de témoignages d'intérct et d'affection que nos enfants fassent comme nous, qu'ils sachent s'aimer et ils trouveront dans ces sentiments une grande source de bonheur. Les camées les mosalques, et par dessus tout la peinture et la sculpture, voilà ou brille la population Romaine le goùt des arts règne partout mais quelle corruption dans les meurs. 4) Cette nuée de prétres désceuvrés qu'on rencontre à chaque pas, et qui exploite le pays, est un mal bien difficile à détruire ce serait une grande fante, à mes yeux, de donner des droits politiques à ces populations si divisées, dans lcsquelles la classe moyenne est si peu nombreuse, et qui est dépourvue de toute dignité. C'est un peuple d'adnlateurs et de mendiants, qui n'a pas l'habitude de vivre de son travail H lui faudrait une bonne administration lalque, des hommes indépendants et inamovibles pour rendre la justice, de fortes lois répressives, et, avee le temps, les mesurs se modmant, on pourrait penser aux droits politiques. Mais comment concilier tout cela avec l'autorité du pape qui tendra toujours à tout donner aux prétres.
La manifeste du pape est bien loin de celui du président. s) Cepcndant je pcnse qu'avec quelques concessions, faites de part et d'autre, nous pourrions
*) Le comité des fortificationa, dont Niel fera partie après l'cxpédition de Rome comme auparavant.
2) L'assemblée du 13 mai comptalt en effet 500 rcnctionuaires. Cf. lettre 1 note 4. M. Dnfour (Gabriel-Michel) (1811-1868) jurisconsulte, avait déjà montré des opinions républicaiucs modérées à la legislative en 1850.
3' Le general Niel est donc remis de sa blessurc.
4) Cf. lettre 4. lire moeurs .
5) Louis Napoléon reclamait : rumnistic generale, la sécularisation de PndmiuiBtra-tion, la re mise en vigueur du Code Napoléon et la mise en place d'un gouvernemeut liberal . La réaction fut si violente que Louis Napoléon dot désavouer sa propre lettre.