Rassegna storica del Risorgimento
1849-1850 ; NIEL ADOLPHE
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Fra ni;n ise Niel
dit qu'il a dépensé plus de dix Millions. (Test tellement beau que c'est à peti près inbabitable il y a dans le pare une charmante salle de spectacle construite depuis quatre ans, mais qui n'a pas servi encore, quoi que les 24 lustres destin.es à l'éclairer soient garnis de bougies il y a deux foyers d'une te Ile magnili ce ncc qu'ils sont embellis par des statues de Canova (il en a une dans son palais dont il a refusé 400 mille francs). On remarque dans la méme villa une multitude de tables de picrre pour faire manger le peuple dans les fètes publiques mais les fètes se donnent tous les trois ou quatre ans, et le peuple meurt de faim aux portes de ces splendides palais, attendant les jours de fòt e. Les prélats et les princes doivent sentir l'inconvénient de faire séjourner longtemps une armée francaise dans une société ainsi organisée au reste Romains et francais atten-dent les journaux de Paris pour savoir ce qui seva décide sur leur compte (...).
16.
Rome 14 novembre 1849.
Par le temps qui court, mon cher Gustave, on ne petit rien regarder comme regie, quand ta lettre est arrivée pour Me féliciter, de savoir enfin qui nous comznandait à Rome. Le general d'Hautpoul *) avait disparu de l'horizon; aujourd'hui nous a ttendone le general Baraguey d'HiUicrs2' jc ne répondrais pas qu'il arriverà. Notre président veut, je le crains bien, nous acceutumer aux coups de tbéatre sa manière d'interpréter la Constitution me parait très juste il peut, e'est bien son droit, gouverner par lui méme mais pourquoi avoir laissé tant de temps l'assemblée et surtout Son ministère ignorer sa manière de voir ? 3) en faisant connaitre ses projets à son cabinet, s'il avait éprouvé des résistances, recu des démissions, tout se passait suivant nos babitudes - au lieu de cela il dit tout d'un coup à ses Ministres vous étes de fort honnetes gens, mais vous n'entendez rien à gouverner je ne veux plus de vous ! je crains qu'il n'ait pas les qualités indispensables pour gouverner, eette présence d'esprit de tous les moments qui fait qu'on distingue de loin les écueils et qu'on passe sans s'y briser je vois en lui une réte ardente, un volcan qui fumé toujours mais qui n'éciate que de temps en temps, le moins qu'on y pense. Cela ne va pas avec la sécurité, la confiance dans l'avenir qu'exigent l'industrie et les spécu-larions commerciales (...).
Jc pense que le general Baraguey d'Hilliers aura quclque instruction sur l'effe et if de notre armée qui n'est qu'un embarras. 15 mille bommes feraient ici tout aussi bien que 30 et seraient beaucoup plus commodes à loger. Certe réduction me ferait probablement partir je ne serais pas surpris de débar.quer
') General dTHatttpoul (1787-1865), nomine ministre de la guerre le 31 octobre 1849. Il occuperà ce poste jusqu'au 22 octobre 1850.
*) General Baraguey d'Hilliers (Achille, Cta) 1795-1878, fila d'un general de la revolution, raUié aux Bourbons et ayant lui méme servi en Algerie, il fut membre de la Con-stitnante de 1848, membro du a Cernite de la rue de Poitiers , il remplaca en 1851 le general Changanùcr au commandement de l'arznée de Paris.
31 Le 31 octobre, un nouveau miniatóre avait cté constitué qui comprenait: Rouher, Parieu, Baroche, Fould et le general d'Hautpoul. Barrot, Falloux, Cbnngarnier devaient donner leur démission.