Rassegna storica del Risorgimento

SCROFANI SAVERIO
anno <1962>   pagina <477>
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Saverio Scrofani e i suoi biografi 477
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Alberto Fortis a Ferdinando Marescalchi
' Au citoycn Marescalchi, député de la République cisalpine, Albert Fortis, un des 50 de la Société italieunc des scienecs.
Paris, ce 8 vendémiaire an IX [30 settembre 1800].
C'est toujotirs un devoir sacre, citoycn député, que colui de rendre té-inoignagc à la vérité, et plus particulièrement eucore dans des circonstances semblables à cclles qui animent votre zèle civique et ministèri[e]l, je ne balan-cerai pas à le remplir.
Una combination très singulière m'a fair avoir à Venise, en 1794, ou 95, où le nommé Scrofani se trouvait poor lors, les détails et les prenves du crime, qu'il avait consommé en Sicile. Le ebevalier Gargallo, de Syracuse, s'était imaginé que ce malneureux eùt attaqué un ouvrage qu'il venait de publier, et dont on avait donne un jugement pcu flatteur dans quelques journaux de Ve­nise. *) Il m'en écrivit avec toute la chaleur d'un auteur piqué au vif, et il me parla dans sa lettre de Scrofani comme d'un falsificateur de signatures et de cachets, condamné en qualité de voleur, sigualé à tous les ports etc.
Quelques seigneurs siciliens, l'ayant reconnu à Venise, avaient raconté la méme histoire; et la légatiou napolitaine le connaissait sous les mèmes rap-ports, avant de s'en servir sous quelques autres. Il s'était fourré dans une maison pour qui j'avais de l'amitié, où il affectait de se piacer régulièrement près d'une tablc, sur laqueUe se trouvaient toujours celées lettres et billets, dont quelques uns signés par des employés à la trésoreric et par des gros négocians. Le marquis Belmonte, *) de Rimini, que vous connoissez et qui avait entendu parler de l'équipée de ce fugitif au comte d'Altavilla,3) Sicilien, paraissait inquiet de le voir si familier dans une société, où ces dangereux talens pouvaient de­venir f unestes.
* Questi quattro documenti si conservano in copia autenticata dal segretario della legazione cisalpina a Parigi, Cornetti, nell'Archivio di Stato di Milano (Autografi, cart. 155, fase. Scrofani), e mi sono stati segnalati cortesemente dal dr. Luciano Cafagna che rin­grazio.
Non ho potuto ancora accertare per quale motivo il Fortis e il Paribclli avessero scritto le loro relazioni in francese. Nell'edizione delle duo relazioni stese in un francese assai approssimativo ho seguito i consigli del dr. Alain Dufour che ha avuto la bontà di controllare il testo e che ringrazio. Ho cercato di rispettare per quanto possibile i testi, intervenendo solo in pochissimi ponti, quando evidenti errori meccanici di copiatura impedivano l'esatta comprensione del dettato. Ho restaurato qua e là la vacillante orto­grafia, racchiudendo in parentesi (tonde per espunzione, quadre per integrazione) i miei interventi, e ho infine modernizzato accenti, e punteggiatura secondo l'uso francese.
J ) In realtà Scrofani recensì le Memorie del Gargallo nello Notizie letterarie di Cesena (n. 32, 9 agosto 1792, pp. 251-2S3).
2) Alessandro Belmonte Cima, patriota riminone. Cfr. / comizi nazionali in Lione ci*., voi. HI, parte li, Bologna 1940, p. 15.
*) Non. identificato.
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