Rassegna storica del Risorgimento
SCROFANI SAVERIO
anno
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1962
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478
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478 Roberto Zapperi
L'égrillard étalt très bien avec Ics darnes, et persoune n'osait lcur en parler. Une de Icore amies, à qui j'en avait dit quclque ohose, brusqua la tentativo; elles jettercnt les haute cris contre la calomnie. Scrofani, crabarassé de l'nbscr-vation, qu'on lcur avait fait. qu'il uétait pas reca chcz le ministre de Naplcs, lui fit offrir les serviccs, et cut accès à l'hotel, moyennant une rcc(c)otn[m]an-dation de l'aimable duchesse de S. Clemente, née d'Arezzo, Siciliennc. Dans ces entrcfaites, je n'ai jamais pu dcviner pourquoi, ni eouimcnt le marquis Belmonte, qui avait été le premier à sonncr le tocsin, devint son avoeat et sou intime ami. Je commcncais à s[o]upconncr le chevalier Gargallo et les autres d'avoir chargé ce malheureux par uiauvaise humour, et j'en écrivis des plain-tes au citoycn Napoli Signorclli, secrétaire de l'académic des sciences ctc., qui ne manqua de les com[mluniqucr au chevalier.
Celui-ci crut son honneur interesse à prouver l'exacte vérité de ce qu'il m'avait mandé. Il fit venir de Sicile les copies légalisées de toutes les pièces relatives au procès et à la condamnation dn chanoine Xavier Scrofani, natif de Modica. Toutc la nombreuse société qui se réunissait alors chez mon ami le prince Cantalupo 2) à Naplcs en entendit la lecture; le citoyen Napoli Signorclli, qui se trouvc actuellcment ici, les recut après cette solemnité et me les envoya à Venise de la part du citoyen Gargallo. Nauti de ces pièces, qui prou~ vaie ut qu'en 1787 le nommé Scrofani avait falsine nombre de signature s et de cachets, quae inventa sunt in eius posse, pour voler trois depóts d'argent appar-tenants à trois differente proprie taire s et par eux placés sur le Mont de Palerme, faisant en tout la somme de 8 m. et quelques ducats; qu'il était en conséquence condamné à la peine décernée par la loix à de(s) tels forfaits; qu'on I'avait si-gnalé à tous les port6; demandò à la police de Naples, ctc. etc.
Je me contentais de les faire voir, et je les ai méme a(b)bandonnées à une des dames que je croyais intércssée à le bien connaitre. Pénétré de respcct pour les secrets du beau sexe, je n'ai jamais taché d'approfondir les veritables raisons du redoublement d'intérét, que la communication de ces papiers produisit pour cet étrange personnage. Il était d'ailleurs très bien recu par plusicurs personnes que je connoissais 6aus avoir des liaisons intimes avec elles et que je n'ai jamais songé à informer de ces fredaincs; en quoi j'ai eu sans dout[e] un très grand tort, puisqu'on doit donner l'alarmc à là société contre des ennemis de cette cspccc.
II disparut quelque tems après de Venise pour aller, disait-on, en Morée; je n'en ai jamais demandò des nouvelles, ni entendu parler de lui, jusqu'à ce mie Pon me dit, il y a deux ans à peu près, que le grand due I'avait fait chasser de Florence, et que votre gouvernement cisalpin avait donne des ordres pour lui faire vider le pays.
Dcpuifi quelques mois j'en ai entendu reparler à Paris, comme d'un gali-lard qui s'était emparé du bon et honnéte Paul Greppi. Jc frissonnai, comme
') La gentildonna airacuiwna Maria TorcBii Arezzo duchessa di San demento. Cnv B CKOCE Federico Miinter e la massoneria di Napoli nel 1785-86, in Aneddoti di varia letteratura, voi. HI, Bari, 19S4, pp. 173-180.
2) Con tutta probabilità Domenico Di Gennaro duca di Cantalupo, noto economista napoletano. Gfr- T. FORNAKI, Della teorie economiche nelle Provincie napoletane* Milano, 1888, pp. 405 ss., 435, 492 en.