Rassegna storica del Risorgimento
SCROFANI SAVERIO
anno
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1962
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pagina
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479
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Saverio Scrofani e i suoi biografi 479
de Taison, pour ce dcrnier, et je m'appercus de loia qu'il se tramait quelque complot. Le digne homme mourut; je vins avec nombre d'autres honnét[c]s Italiens lui rcndre les deruiers devoirs, bravant pour peu de moment l'at(h)mo-sphère pestilenti elle dont il avait eu dans scs dcrniers jours le malheur de s'en-touier.
On ni'a dit que les coopérateurs de cot ètre méprisablc osent articuler que je suis son ennemi: vous croircz aisénicnt, citoyen député, que je ne saurois m'abbaisser jusque là; au contrairc, je le plains comme un malheureux, qui a perdu le droit de se montrer dans la société, et qui, ayant l'audace d'y paraftre, s'expose à de(s) facheuses rencontres. Rien de plus aisé, s'il osait provoquer cette rnesure, que de faire par le inoycn des négocians de Messine ou de Pa-lerme revenir une seconde fois les pièces probantes dont je viens de vous parler. Àu surplus ce ne serait pas lui renare un mauvais servicc: il a de l'esprit, et il ne manquerait pas de faire fortune à la Cayenne.
Voilà, citoyen député, les détails que vous m'avez demandés omcieQement,
et que je suis prét à soutenir comme exaetement vrais, toutes les fois, et par
tout où j'en serais requis. Ce que je ferais d'autant plus franche ine nt, que je
tiens comme une maxime fondamentale que les faussaires, empoisoneurs, assas-
sins e te. n'ont droit à d'autre indulgence, qu'à celle de leurs semblables: je re-
garde comme tels tous ceux qui les épargnent et ont la bassessc de les adracttre
àleur société. :
balut et respect
Pour copie conforme Signé: F(ortis)
Cornetti secrétaire.
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Pietro Napoli Signorotti a Ferdinando Marescalchi Libertà Eguaglianza
Al cittadino Marescalchi deputato della Repubbica cisalpina.
Parigi, 9 vendémiaire an Dtp.0 ottobre 1800]. Cittadino deputato,
Ieri dopo desinare ricevei un vostro cortese invito di communicarvi quanto io possa sapere toccante certo Siciliano chiamato Scrofani; ed ecco colla possibile prontezza vi partecipo quanto ne so.
Codesto Scrofani non è punto a me noto di persona, né mai ne viddi scrittura alcuna che gli appartenga. Posso però dirvi la guisa onde giunse sino a me questo nome. Ben mi ricordo che, stando io in Napoli mia patria esercitando la carica di segretàrio perpetuo della Reale Accademia di scienze e belle lettere, dopo aver colà prodotta la mia opera delle vicende della cultura delle Sicilie e sul punto d'imprimere l'altra della storia critica de' Teatri antichi e moderni, *> rammento ciò per indicarne l'epoca, un cavaliere gerosolimitano per nome Tommaso Gargallo, Siracusano, membro onorario di detta accademia, venne a presentarmi una sua opera intitolata, Memorie patrie per lo ristoro di
1) Le Vicende della cultura nelle Due Sicilie furono pubblicate a Napoli nel 1784-1786, la Storia critica dei teatri antichi e moderni a Napoli 1777 o nel 1787-1790 e a Venezia nel 1794-1795. Cfir. C. G. Maturai, Pietro Napoli Signorelli,.., ci*., pp. S13 sM 518,517.