Rassegna storica del Risorgimento

SCROFANI SAVERIO
anno <1962>   pagina <481>
immagine non disponibile

Saverio Scrofani e i suoi biografi 481
de la République napolitainc de le survciller dans le cours de la mission diplo-matiquc dont j'étais chargé, afra, de vous en prévaloir poni le bien de la eause commune, et pour votre réglemcnt et celui des gouvernements respectifs.
Je me croirois tout à fait indigne de votre confiance, et coup ab le envers le public si j'hésitais un seul instant à satisfaire à une domande aussi juste, et appuyée de taut des titres aussi sacrés aux yeux d'un honnéte nomine et d'un bon citoyen. Je suis d'ailleurs très convaincu qu'il y doit étre guerre ouverte entre les coquins et les bommes de bien, et que c'est du devoir de ces derniers de les démasquer au plus possible pour cmpcchcr au moins que ce leur bypocri aie ne triompbe par le crime, puisque il est très rare qu'on puiss.e reprimer ou punir leur audace*
Voilà donc ce que j'en sais, soit par ma pròpre connoiBsance de cause, ayant été pendant 4 ans employé auprès du vice-xoi de Sicile, soit par ce que j'en appris par la voix publique, et par les rapporta de plusieurs autres de mes [comjpatriotes les plus probes et les plus éclairés et parfaitement au fait de tout ce qui regarde le sujet en question.
Xavier Scrofani, fils d'un apotbicaire de Modica en Sicilie, étant a(i)llié de sang avec Mgr. Alagona éveque de Syracuse, bomme turbulent et cbicaneur, fut chargé par son parent de rés(s)ider à Palermo auprès du Gouvernement de Sicile pour y vaquer à ses afTaircs contcntieuses. Le séjour d'une capitale aussi corrompue et pleine de luxe que Falerme mit une enorme disproportion entre les moyens pécurriaires que l'évèque de Syracuse fournissoit à son agent, et ses besoius. Celuici, dont l'esprit inventif ne manqua jamais de ressources, y sup[p]léa d'abord au moyen de quelques faux qu'il fit tomber sur les rentes de Pévéché de Syracuse, qu'il lui était aisé de couvrir, vu son immense riebesse. Mais bientdt ces moyens furent beaucoup inférieurs à ses déairs et il s'essaya à des vols plus sublimes: il forgea donc un faux mandat bien condition[n]é sur la banque de Palerme munì de la signature du Président du Tribunal du Patrimoine, l> et de celle du viceroi. Il se vit par là à la veille d'exeroquer 15 m. onces, ou 140.000 francs. Mais, lorsqu'il fut question de toueber la somme, le Conservateur, conseiller Xavier de Andrea,2) s'apper9u[t] du faux, et Scrofani auroit été victimc de sa fripponnerie, ai de Andrea, qui avait des égards pour lui à cause de son parent l'évèque, n'eut pas agi assez lentement dans sa pour-suite pour lui laisser le tems de se sauver à bord d'un bàtiment où, pendant que les gens de la justi.ee fesaient la visite, Scrofani se tenait cacbé dans les più d'une voile amenée sur la grosse verg[u]e du grand màt. Son crime fut jugé en contumace et sentencié selon la rigueur des lois.
Pendant Pexil(c), Scrofani ne négligeait rien pour obtenir sa gràee, et pour y réussir il prit à teche de il a tter Acton 3) et la xeine 4) de toute sorte de manière.,
0 II Presidente del Tribunale del Real Patrimonio era Giuseppe Leone clic fu so­stituito nel novembre dal 1787 da Michele Perremuto. Cfr. 6. E. Di BI.ASI, Storia crono­logica del viceré luogotenenti e presidenti dal regno di Sicilia, Palermo, 1871, p. 1011.
*) Francesco Saverio D'Andrea, alto funzionario napoletano. Olì. A. CIAMM, De vita Francisci de Andrea commentarius-, in Giornale arcadico di sciame lettere ed arti, a. CIX (1846), pp. 311-338.
3) John Francis Edward Acton, ben noto ministro napoletano. Cfr. Dizionario biografico degli Italiani, voi. X, pp. 206-210.
) Maria Carolina, regina di Napoli e di Sicilia.