Rassegna storica del Risorgimento
SCROFANI SAVERIO
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1962
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482
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482 inetto Zapperi
s'oiHrant et se prétant, en quali té. dY-spion et d'intriguant auprès dea nationa X) t des gouverncinents étrangers, à toutes les commissions les plus basscs aux-quellcs ils vaulaient bion l'employer. Il écrivit en méme tems un petit ouvrage imprimé, dit-on, à Florence, et dédié à Aoton, intitulé Tutti an torto, dans lequel Ics principes de la Revolution francatele] sont foulés au pied, calomniés et souvrainemcnt ridiculisé, et ceux de la tirannie exaltés et portés aux nues, et oùles éloges les plus magnili ques sont prodigués à la cour de Naples et à son ministre. Ce livre lui vaine une lettre de remerciment de la part d'Àcton et la contiuuation de sa protection. Mais sois que Àcton craignlt le scaudale public, s*il lui eùt permis de xentrer dans scs foyers pendant que tous les coins reten-tissoient encore du bruit de son crime, soit qu'il crfit pouvoir méme profiter de scs services chez Fétr anger, en lui laissant sa qualité de disgracié qui éloignait de lui tout s[o]up?on d'intelligence avec la cour de Naples, il ne jugea pas a propos de lui accorder sou pardon.
Scrofani fot long tems l'ami intime, et un des orgaues du chevalier Miche-roux, pendant que celui-ci était ministre de Naples à Vcnise, et ce flit là, et sous ses auspices, qu'il écrivit nn autre ouvrage sur Fexportation du bled des royaumes de Naples et de Sicile, qu'il dédia au prin.ce néréditaire de Naples, et qui par les offices de Micheroux fot bien accueiili par ce prince, qui l'en re-mercia par une lettre de sa propre main.
L'un ou Fautre de ces ouvragcs, ou sa loquacité déplurent au Gouverne-ment de Yenise, qui le chassa de certe ville. Après ces revers, on prétend qu'il se sauva en Dalmatie ou dans le Levant. Dans les derniers tems il put encòre xejoindre Micheroux à Milan, lorsqu'il y demeuroit en qualité de ministre de Naples auprès de la République cisalpine, et c'était une voix generale à Naples, surtout parmi les patriotes, qu'il y continuoit son métier d'espion diploma tique.
Après la revolution de Naples, Scrofani y alla, je ne sais pas comment ni pouxquoì, et après qnelques jours de demeuré, il trouva encore le moyen de se soustraire aux poursuites de cette police generale, qui le recherchait, dit-on, pour s'assurer de lui comme d'un nomine très dangereux.
H est très vrai qu'à mon dépaxt de Naples pour me rendre à Paris la Commis-sion executive porta son nom sur la liste qu'elle me remit des houimes suspeets, dont je devois observer la conduite. Il est vrai aussi qu'entre les mois de floréal et prairial de Fan 7, me retrouvant à Gènes de passagc pour Paris, moi et le citoyen Celentani 2J fimes des pas auprès du ministre de la police de cette République, le citoyen Rossi,3) pour Fen l'aire chasscr, et pour lui faire refuser le pas-seport pour se rendre en Franco, dont l'entrée était interdite dés ce tems là, méme aux meilleurs patriotes. Mais ce ministre nous répondit que Scrofani
*' Correggo l'errata trascrizione elio di questa parola ho dato in La composizione del Tutti han torto di Saverio Scrofani e la sua diffusione in Italia, eU., j>. 114.
*) Nicola Celontaai, patriota napoletano. Cfr. B, CROCE, La Rivoluziono napoletana del 1799, citi, ad indiemt.
*) Giovanni Battista Rossi, ministro dell'interno e delle finanze della Repubblica ligure. Cfr. P. NUIIRA, Genova nel Risorgi monto, Milano, 1948, p. 128.