Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; FRANCIA ; SARDEGNA (REGNO DI)
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1962
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486
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486 Ferdinand Boyer
Par une de mas dernièrcs dépèches,jìai eu Vhonneur de vous mander de Bruxelles que M, le General Chazal, ministre de la Guerre, apròs m1 avoir formellement déclaré qu*il se trouvait dans Vimpossibìlité d'adliérer à la dernande de soixante mille fusils atte j'avais fatte de la pan du Gouvernement du Roi, avait fini par me promettre de prendre des renseignements plus exacts sur les dfpòts a" armes de lyE-tat.. Ce ministre vieni maintenant de m'écrire que Vétat de Varmement de la Belgique ne saurait otre réduit dans les circonstances actuelles, attendasurtout queses maga-sins ne contiennent en armes à percussion que la réserve striciement nécessaire aux besoins de Varmée et que le nombre des fusils à sii ex quHls renferment sera tout àfait insuffisant pour Varmement des gardes civiques... .
Rcstait la France. La Seconde République avait, elle aussi, ses raisons pour ne pas diminucr ses stocks d'armes; craignant une coalition européenne, elle avait, dès mars 1848, rcnforcé son potentiel militaize en hommes et en ma-tériel; d'autre part, elle avait, pour appuycr au besoin Milanais, Vénitiens et Piémontais en lutte avec les Autrickiens, rassemblé sur la frontière des Alpes soixante mille hommes sur le pied de guerre.
Pour actìver ce réarinement, le Gouvernement Provisoirc decida méme d'acheter à des états étrangers des armes d'origine frangaise datant sans doute de l'epoque napoléonienne: ainsi, le 13 avril 1848, Charras, Sous-Secrètaire d'Etat au ministère de la Guerre, dirigea sur la fonderie de Douai cent cinquante huit bouches à feu (canons de siège de 16 et de 22, mortiers de 22 et de 32) achetées au gouvernement des Pays Bas et dont cent quatorze furent jugées utdlisables; le 19 mai 1848, un achat de méme origine, envoyé à la fonderie de Strasbourg, ne permit de disposer, sur cent quatre vingt trois canons ou mortiers, que de vingt buit... Malgré ces difficultés, la France avait promis aux fìlwwyia et aux Vénitiens de leur vendre des milliers de fusils. Le saebant, Pareto écrivitle 18- juin 1848 au marquis Brignole Sale, ambassadeur de Sardaigne à Paris, une lettre 2) assurément destinée à ètre mise sous les yeux de Julcs Bastide, ministre francais des AfFaires Etrangères:
Le Gouvernement du Roi, après avoir fait commissionner des fusils dans les différentes fabriques d* armes qui pouvaient lui en fournir, et acJieter tous ceux, en petit nombre, qui y étaìent déjà confectiannés, se trouve avoir besoin de se pro-curer encore environ cent mille fusils à percussion, soit à raison de Vaugmentatìon progressive de nos troupes en Lombardie, soit à cause de la levée de Vannée courante qui va dès à présent ette appelée pour cette destinalion. Nous avons pensé que le Gouvernement Francois, de qui nous avons recu les assurances les plus satisfaisantes de la vive sympathie et du sincère intéret dont il est anime pour le succès de la cause glorieuse que nous dèfendons en Italie, se preterait volontiers à nous venir en aide à cette circonstari ce. en nous cédant le plus tSt possible 50 ou 60 mille fusils de ses arsenaux et dont le prix serait payé comptant. Nous n'ignorons pas que dans ce moment le Gouvernement Francois n'a pas un grand nombre de fusils absolument
') Nous avons tronvó ces documenta aux Archives du Laboratoire dea Armcments (placo Saint Thomas d'Aquin ù Parla) dous Ics ArcMvos de J'ArtiUcrie, dossier 5-b1.
?) Cotte lettre se trouve l'Archivio di Stato de Turbi: Copialettere della Segreteria degli Esteri; registro n 39, Ambassade de Paris (24 mora 1848-31 more 1849), document *2911.