Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1962>   pagina <487>
immagine non disponibile

Comment la Franca arma le Piémont en 1848 487
disponibles mais nous connaissons trop bien sos dispositions d'obligeance et d'ami* tié envers nous pour ne pas nous jl attor qu'il trouvera moyen d'oblempérer à notre domande. Jeprie Votre Excellence de fair e dans ce bui les plus actives démarches et de tdcher que les artnes en question nous soient livrées aussi promptement quefaire se pourra; je ne saurais, Monsieur le Marquis, trop recommander à votre zèle cet objet qui est pour nous de très haute importance... .
La demando sarde parvint à Paris alois epe débutaient les sanglantes jour-nées de Pinsurrection de juin; remise par Brignole au ministèro de la Guerre, dirige alors par Cavaignac, elle ne recut pas de réponse immediate: le generai avait d'autres soucis. Les forces gouvernementalcs Peinportèrent et Pambassa-deur xeprit ses démarches. Le 3 juillet, il éerivit à Pareto:
N'ayant pupar venir V nutre jour à voir ni le nouveau Ministre de la Guerre, ni le Sous Secrétaire d'Etat de ce déparlement chez lesquels je m'étais rendu pour solliciter 1 la délivrance des étoupìlles fulminantes dont le Gouvernement Francois afait usage au moment où la remise allait m'eri otre faite, 2" une réponse à ma de* monde de 50 à 60'000 fusils àpercussionquej'avais adressée audii Ministre d'après Vordre contenti dans la dépèche de V. E. du 18 juin dernier, j'aipris le parti d?en parler avec M. le Ministre des Ajfaires Etrangères afin d'arriver à mon but par son entremise. M. Bastide qui, quoique nommé Ministre de la Marine, tieni encore san ancien portefeuiUe en attendant la guérison du General Bedeau, nouveau titu-laire, m'apromis de rappeler sans retard à son collègue de la Guerre ces deux ajfaires dontje lui aifait comprendre Vurgence, Je n'ai qu'à me louer d'avoir pris ce parti, cor je viens de recevoir un billet de M. Bastide qui m'annonce que M. le Ministre de la Guerre est toutprSt à me faire au nom de l'Etat la cession, non seulement des étoupìlles, mais aussi des fusils et il ajoute que je puis en conséquence entrer à ce sujet en communication directe avec le General de La Moricière... . Brignole parla égalcment d'une offre que m'a fatte hier M. le Ministre des Ajfaires Etran­gères de me céder une portion de fusils qui avaient été auparavant vendus au Gou­vernement Vénitien et qu'on agardés à Toulonpar la seule raison que ce gouverne­ment n'avait donne en paiement que des actions de la Banque de Vienne perdant 26 pour 100 et qu'il n'a pas voulu compenser immédiatement cette moins-value. J'ai refusé l'offre par ce que les fusils en question ne soni pas à percussion, mais à silex, et parco que d'ailleurs je n'aimais pas, pouvant l'éviter, rendre mauvais service à un gouvernement ami qui, très probablement, a encore besoin de ces unnus... .
La cession des soixante mille étoupilles fulminantes, c'est à dire de mèehes passant par le trou de lumière des canone et permettant la mise à feu, fut la première réglée. Le 10 juillet, Brignole en informa Pareto:
fai été ce matin à Montreuil près de Paris avec M. le colonel Faqueronpour assister moimente aux épreuves des étoupilles fulminantes dont le Gouvernement Francai nous fait cession, Lea épreuves ont parfoitement réussi; les six caisses contenant les 60.000 étoupilles soni prStes etje n'attende maintcnant pour les exp* dier que le permis nécessaire à leur sortie de Franco, que j'ai sotticilé par écrit, depuis samedi dernier auprès de M. le Ministre de la Guerre .
Il annonca aussi Penvoi d'un ouvrier expert:
M. le colane! Paqueron, à qui j'ai fait connaitre que le Gouvernement du Boi accepte Voffre par lui faite de nous céder un maitre ouvrier apte à monter, à fai re fonctionner et à réparer au besoin les machines qui vonl nous Sire rentises, m'a domande quelles conditions nous ùtions disposés à faire à cet homme et pour