Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; FRANCIA ; SARDEGNA (REGNO DI)
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1962
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Commetti la France arma le Piémont en 1848 489
Les 15.000 fusils restanspour completar le crédit de 50.000 nepourraient etra cédés pour le moment en modèks 1840 et 1842, mais ori peut le faire en modòle transformé, et d'est le modèle qui est actueUement en servi ce dans toute Parmée fran-caise. Ces fusils seraient livrèe auprix de 35,60 et seraient immédiatement dispo-nibles, savoir 10000 à Grenoble et 5000 à Besancon... La France ne peut pas faire en ce moment de plus grands sacrifices, mais le Gouvernement Sarde doit y voir unepreuve nouvelle de l'iniérSt qu'elle prenci au triomphe definiti/de la libertà en Italie et du désir Constant qu'elle a de lui venir en aide aujourd'hui et dans Pavenir....
En cornimifiiquant à Pareto le 16 juillet la lettre de la Moricière, si satisfai-sante pour le Piémont rnatéricllement et moralement, Brignole demanda: Dois-je acceptcr ? et, dans Paffirmative, sollicita l'envoi d'environ 1.800.000 franca. 11 disait prochaiae Pcxpédition des étoupilles et des machines. Le 28 juillet, il écrivait: J'apprends avec plaisir par la dépèche de V. E. du 24 courant n" 2938, Parrivée en bon Stai des six caisses d'étoupilles fulminantes dont favais fait Pexpé~ dition. J'atteri ds maintenant la réponse de M. le colonel Paqueron pour l'envoi des machines et de Pouvner Gerisse qui doit les accompagner. TI serait, je pense, en attendante opportun que V. E.ftt transmettre à la frontière de Pont de Beauvoisin des ordres pour le libre passage de la caisse qui contiendra les dites machines, à laquelle je forai aussi apposer les plombs de Pambassade ....
L'envoi des fusils ne put étre fait aussi vite. La bataille de Custoza, la ca-pitulation de Milan et la signature de Parmistice Salasco-Hess eurent lieu avant que les armes ne soient livrées. Mais, à la fin de juillet et au début d'aoùt, la presse, à Turin comme à Paris, parla de ces achats. Citant L'Avvenire d'Italia de Turin, le Journal des Débats du 20 juillet donna pour conclue avec le gouvernement francais Pacquisition de 50.000 fusils et ajouta: Le Ministère veut en acheter 60.000 autres; 20.000 sont dispouibles en Angleterre et peutetre le marche est-il déjà concia; 40.000 doivent étre cédés par les Etats Unis . Le mème quotidien publiait le 7 aoùt: Le journal La Savoie assure que par Chauibéry il passe tous les jours des caisses de fusils et d'équipements militaires de tonte sorte venant de France et destinées à l'Italie. Ce journal dit qu'il se fait des achats considérables d'armes à Saint Etienne,*) à Paris et dans les manufacturcs dunord . Le National et le Journal des Débats du 8 aoùt annoncèrent tous deux que le ministre de la Guerre Collegno a vait dit aux députés avoir acheté cinquante TWÌIÌP- fusils à la France et s'occuper de leur transport; une corvette à vapcur, l'Arno, vint à Toulon le 4 aoùt et en repartit le 8 après avoir chargé de nom-breuses caisses, à ce que pub li a le National du 15 aoùt.
D'autres demandes adressées par Turin à Paris furent pareillement satisfa itcs. Pareto ayant sotthaité par une lettre du 9 aoùt Pacquisition de six cent pistolets de gendarmerie modèle 1842 à percusaion, Brignole put, dès le 16 aoùt, lai écrire le consentement du general de la Moricière qui a vait donne les ordres, néeessaircs pour la livraison, au Directeur de PÀrfcillerie à Grenoble. Il est prò-bable que Pambassadeur ne trouva pas plus de réticence lorsqu'il demanda, le 14 juillet, la cession des divcrs modèles de buts à cacolets.
i) L. MAKCUETTI, Il secondo ministero costituzionali) di Carlo Alberto, pp. 114-115, ette une lettre éerite par G. Motta, de Lugano le 11 aoùt 1848, à G. Casati pour lui recom-manaer Eugòne VialJeton, reprósentant de sa maison à Saint Etienne, pour l'un'airc des fatala vendus au Goaveriiemcnt Provisoirc Lombard.