Rassegna storica del Risorgimento

1860-1861 ; STATO PONTIFICIO
anno <1963>   pagina <194>
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Charles de He musai
qu'il savait de Science certame, o'cst que le bonapartismo ne l'était pas. Il tcnait à voir dans le bonapartismo le principal cimerai de l'Eglise.
Jc voudrais ne pas répétcr ce qu'on trouvera ci-après dans mes notes politiques de voyage. Rappelons seulement que Xavier de Mérode est le fils d'une cousine germainc de ma bellemère et de Felix de Me­lode qui avait, avant 1830, emporte l'idée de la coalition du liberali­smo et du catholicisine pour l'affraucnissement de la Belgique. Après avoir pris une digne part à la revolution de 1830, et concouru pour ètre roi des Belges, il s'était un peu effacé en restant toutefois fidèle à son idée. Il était par là très honorable et mème très distingue, quoiqu'il eùt au plus haut degré la lourdeur et la gaucherie qu'on reproche aux esprit* de son pays. Ses fils élcvés dans ses opinions y portaient moins de fran­chisti d'allures. Mais ils avaient beaucoup plus d'esprit. Eux et leur secar (Mme de Montalembert) rappellent la verve animée, pìquante, volontiers comique de leur aìeul matornel, le marquis de Grammont. Lui aussi, il était catholique, véritablo bizarrerie che/, un homrae de son temps. Mais il a conserve jusqu'au dernier jour la revolution et l'esprit d'un vieux Cunstituant. Ses petits-fils n'en sont pas là, surtout Werner qui avait voulu ètre francais et dont l'esprit agréable n'a ni force, ni solidité. Xavier a plus de fermeté sous des dehors cncore moins sérieux. Officier au sor-vice de Belgique il avait pris, et il a gardé le ton du troupier sur le fond de dévotion de toute la famillo. On dit qu'il avait eu de bornie heure une vaglie idée d'entrer dans les ordres. Mais, en attendant, il était l'amant d'une dame romaine, lorsque celleci tentéc de partager la fortune et le nom d'un belge de grande maison jugea nécessaire au préalable pour se faire épouser d'empoisonner son mari. Mérode, frappé d'horreur des conséquenees tragi-ques de son péché, j ura d'échapper désormais au perii des passions et se nt prètre. Son caractère, son intelligence, sa situation en nrent bien vite un per-sonnage au Vatican. Admis dans l'in timi té du pape, il l'interesse, il l'amuse, il est son conseiller belliqueux eomme Antonelli est son eonseiller diplomate. Mérode ne fait nul cas de colui-ei; il ne lui croit ni conscience, ni courage. soit corame prètre, soit comme poiitique. En temps de cholóra, un cardinal qui habitait dans le ccntre de la ville vint un matin voir le pape: Conce-vcz-vou8 cotte im prude noe, cotto enormi té disait Anto nel li à Mérode. En un pareil temps, a p por ter au Vatican l'air de la ville et se pr escuter deva nt le pape lui-memo I . Mon dieu, c'est comme moi , dit Mérode, je sors de chez le Saint Pére, me voilà ici, et Talbot ' > et moi. nous avons passe la nuit à frictionner des e ho le ri que à Phopi tal . A ut oi ni li en pàlit, et Mérode racontait cotte Uistoire on se réjonjssant de sa malico.
l> Anglais converti, et monsignor cornine Mérode (N. de Rémnsat).