Rassegna storica del Risorgimento

1860-1861 ; STATO PONTIFICIO
anno <1963>   pagina <197>
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.Sur In Caur de Rame en 1860-61 197
na que les idées vagues sur tout, et quand il raisonnc s'attache à des minnties. Antonelli a beaucoup plus d'esprit; il est beaucoup plus fait pour les affaires et il a de l'homme politique la tenue, le sang-froid, la tranquilli té. Mais exceptéc la cour de Rome, il ne connait rien du monde politique; il n'a jamais quitte Rome que pour faire le voyage de Ga<5te. Il a sur l'Europe les plus fausses idées et ne se rend nul compte de la situatiou generale. Son thème ordinaire et méme sa vraie opinion, c'est qu'à diverses époques l'Eglìse a cu de grandes épreuves à traverser, qu'elle s'en est toujours tirée, qu'elle s'en tirerà toujours. Il attribue cela tantòt à la force de son institution, tantòt à l'intervention de la providence divine. Du reste, il ne s'expb'que pas sur les chances de l'avenir, sur les moyens par lesquels Dieu les tirerà de peine. Au forni, il n'en sait rien; mais il nourrit sa confiance generale de toutes les illu-sions et de tous les préjugés du parti absolutistc. Tout ce qui se passe en Italie est pour lui factice et transitoire. C'est l'ocevre de l'intrigue. Le Piémont a tout fait à prix d'argent, il en sera le premier punì. Tantòt Cavour n'est qu'un instrument de Mazzini, tantòt il en est la victime desi­gn ée. La rcpublique sera bientòt proclamée à Naples. Le mécontente-ment est partou t, le parti révolutionnaire aura le dessus dans les élections. L'Empereur veut donner Naples à Murat, l'Angleterre veut prendre la Sicile, cela les brouillera et brouillera l'ime et l'autre avec le Piémont. L'Empereur, d'ailleurs, ne peut sacrifìer le pape sans rompre avec le clergé et se mettre à l'état révolutionnaire devant toute l'Europe. Alors, il se fera une coalition, et elle sauvera l'Eglìse. Si l'Empereur s'arréte, car il craint le clergé et toute la catholicité, il sera force de changer de politique. Ai usi dans tous les cas, la politique autrichiennc se relèvera. Provisoirement le ròle du Saint-Siège est si rupie: ne sacrifìer aucun de ses droits, ne rien céder et peu agir. Cela est facile avec une garnison fran-caise à Rome. L'Empereur en présence de l'opinion catholique, n'oserà jamais évacuer Rome. S'il le faisait, le pape partirait; et le pape dans I'exil aurait pour lui le monde catholique tout enticr. Voilà ce qu'Anto­nelli répète à bàtons rompus, en ayant toujours, à l'heure où il vous parie, un nouvcau motif d'espcrancc qui est dissipò le lendemain. C'était d'abord la Franca qui de vai i. s'opposer à l'expédition du Piémont en Ombrie, c'était la conférence de Varsovie; c'était un retour offensif de I'Autriohe: aujourd'hui, c'est la résistance de Gaète et la flotte franeaise, ce seront demain les élections italiennes. Si on le press ait bicn et qu'on le format de donner une forme positive à ses espérances, il les résumaìt ainsi: ce Le triomphe de l'anarchie en Italie qui amènera trae intcrvent ion ou si la Fraace s'y oppose une coalition. européenne contro la France , Une chose seulement inquiète l'ori le pape, c'est que Lord John Russell a