Rassegna storica del Risorgimento

1860-1861 ; STATO PONTIFICIO
anno <1963>   pagina <199>
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Sur la Cour de Rome en 1860-61
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n'y a que quatrc cliantcurs de cotte qualité, qu'un seni ménte vraiment Tètre cntondu. U s'appelle Mustafa. On les tient sous une certame sur-veillance; ils portcnt une sorte d'habit elencai qu'ils ne quittcnt que lorsqu'on leur donne la rare permission d'aller au spectacle. Un anglais était parvenu avec de l'argent à faire chanter Mnstafa chez lui. On a mis Mustafa aux arrèts. Un jour, lui Russell, parlait à Mérode de ces virtuoses ainsi fabriqués. L'administration pontificale n'y est pour rieu. lui a répondu Mérode. Mais les paysans romains elèvent des porcs; ces gens-là sont négligents, les porcs sont voraces, ils mutilent des enfants, et ce sont ces enfants mutilés qu'on utilise .
La cérémonie de St Pierre est aussi magnifique que l'office de la Sixtine Test peu. Ce n'est pas que l'Eglise soit plus bollo ou mème aussi belle un jour de fète qu'un autre jour. On y ctót une partie du chceur avec ces tentures de damas rouge à galons d'or dont on aime tant en Italie à afflubler les églises. On fait ainsi une espèce de salon tapissé, au milieu du sanctuaire, une clóture qui rétrécit le monument et soustrait le pape et tout le clergé aux regards du public. Cependant ce clergé a de la pompe, il y a une assez grande variété d'kabits religieux et les officiers eivils et militaires portent des accoutrements de la Renaissance qui ont un air de bai costume, mais qui sont bcaux. Le cortège de ren­trée du pape l'est également. J'y trouve seulement un peu d'appareil militaire. La situation poUtique a rendu Hans ces derniers temps la cour de Rome quelque peu guerrière. On a donne dans l'église aux divers corps de l'armée plus de place, je suppose, qu'ils n'en avaient autrefois. On devrait les laisser en bataille dans la cour. Leur présence óte à la cérémonie son caractère, son originante, non pas son caractère religieux dont il ne s'agit guère, mais son caractère ecclésiastique et romani. L'effet se rapproche beaucoup de celui des Te Deum de Notre Dame, quand TEmpereur y va avec sa gai de*.
Dans Tespace en arri ère du maitre autel, là où est le tròne du pape, adossé au rideau qui scrt de- eldture, il y avait des tribunes officielles, le corps diplomatique, Tétatmajor f rancais; cufin des places réservées pour ics curieux de marque. J'en avais une exceliente, avec un gros détachement de touristes anglais ou allemands, peu de francais, pas un italien. Dans la nef, dans le reste de l'église, on ne voyait guère aussi que des étrangers, point d'italiens, on habit noir et appartenant aux classes aisées, qiielques centaines de gens du peuple et surtout du peu-pie des campagnes. .l'ai remarqué que lorsque le pape est entré sur son palanquiu, les hommes seuls se sont presse sur son passage pour le voir. le femmes sont restées agenouiUécs à Técart. C'étaient des ouvxières ou des paysannes; elles ne moniraieut. aucune curiositi. Est-ce, comme