Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <464>
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Ferdinand Bayer
cassante, le 16 Mai, au Parlcmcnt de Turin, le ministre des Affaires Etran-gères Pareto, dont Phistoiien piémontais Nieomede Bianchi '* a signalé dès 1868 les graves insuffisances. À Pana, Tambassadeur sarde, le marquis Brignole Sale, se montrait incapable d'abandonner ses préjugés et d'apprc-cier justcmcnt les nouveaux gonvernants francais; depuis plus d'un mois, écrira de Turin, le 14 Juillet, le marquis d'Adda, représentant du Gouver-nement Provisoire Lombard, on a reconnu la nécessité de faire remplacer le marquis Brignole par un nomine nouvean, intclligent et liberal ;2) on voit ce qui mauquait au diplomate sarde.
Les causes de la défìance de Charles Albert sont comiucs. La France lui paraissait tonjours ranimatrice de tous les mouvements révolution-naires, mème sous Louis Philippe à l'epoque duquel il avait beaucoup plus dépensé en fortifications du coté francais quc du coté autrichien. 3) Avec la Seconde République, Charles Albert fut encore plus inquiet, s'en-tendit conseiller par Londres ime alliance avec l'Autrichc et concentra ses troupes sur sa frontière occidentale, avant que la révolte de Milan ne le fit changer de pian. Il justifia son entrée en Lombardie par la nécessité
Le relazioni diplomatiche fra il regno di Sardegna e la Gran Bretagna (en 2 voi. Rome, 195S). Il faut espérer que sera bientót publiée aussi la correspondancc en 1848 du marquis Bri­gnole Sale, ambassadeur sarde à Paris, avec les Ministres des Affaires Etrangères à Turin.
Les principales sources, généralement inédites, de la presente étude sont: 1) à l'Archi­vio di Stato de Turin, les Lettere dei Ministri in Francia, 1848* dossier 277 (lettrcs de Bri­gnole) et 587 (lettres de Pareto) ainsi que les Missioni diplomatiche speciali e temporarie. 1848, dossier 5 (Lettres d'Alberto Ricci); 2) aux Archives du Ministère des Affaires Etran­gères à Paris, les recueils SARDAIGNE. Correspondance Politique n 321; AUTRICHE. Corr. PoL n 435 et 436; ANGLETERRE, Corr. Poi. n 670 et 671; NAPLES, Corr. Poi. n 176; AUTRI­CHE, Consulat de Mìlnn, Corr. PoL n 10A et IO8. Nous avons également lu, pour la période étudiée, les collcctions de deux quotidicns parisiens, le National et le Journal des Débats. Nona avons publié, sur les rapports entre Charles Albert et la Seconde République de xnars à juin 1848, plusieurs articlcs: Lamartine et le Piémont (Revue d'Histoire Diplo-matique, 1950, pp. 3757); Le problème de VItalie du Nord entre la France et VAutriche, defévrier à juillet 1848 (Rassegna Storica del Risorgimento, avril-scptembre 1955, pp. 206 217); Les rapports entre la France et le Piémont sous le premier ministère de Jules Bastide. 11 mai 28 juin 1848. (Revue d'Histoire Moderne et Contemporaine, Avril-juin 1958, pp. 129-136).
l) N. BIANCHI, op. cit., V, 295. Personne n'a remarqué que la déclaration de Pareto ne fut en rien provoquée par une démarche quelconque du Gouvernement Francais, mais par l'exprcssc requéte de Villamarina, ministre sarde à Florence: le 14 mai, ce diplomate répétait ce que disaicnt certains Toscana, convaincus que l'intervcntìon francaise etait indispcnsablc et dfijà sccr eterne nt appclce, et il co nel u ai t: Il me parait que l'on doit démentir publiquemcnt et officicllcmcnt de tela dtres ef. C. PISCDEDDA, La Diplomazia del Regno di Sardegna durante la prima guerra d'indipendenza 1. Reiasioni con U Grandu­cato di Toscana, p. 187. Pareto répondit le 20 mai à Villamarina;e Vous pou vess assurer que l'Italie se fera olle-m firne et il donna pour tout à foit ci ai re et esplicite la recente décla­ration de Bastide àl'Assemblée Natìonale a Paris.
s) L. MARCHETTI, Carteggio Diplomatico Governo Lombardo, p, 98.
3) CHIALA, Vita del generale Dabormida, p. 26.