Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno
<
1963
>
pagina
<
466
>
466
Ferdinand Boyer
toujours marqué de confiance dans le succès da Roi de Sardaigne. Si la république fut voulue à Milan et à Venise, ce fut par Manzini et Manìa doat on ne peut dire qu'ils fureat maaoeuvrés par les gouvemauts de la Seconde République... Autre chose encore: lorsque, dès le 20 mars, le gouveraemeat francais decida d'envoyer la flotte francaise de la Mediterranée j usqu'à Naples et Palerai e pour contrebalaucer l'influence de l'escadre anglaise, soa chef, 1*amirai Baudia, recut de Lamartine l'orare de ne pas faire escale à Genes, à quoi il répondit le 29 mars: Le Roi de Sardaigne morite cer-tainement que nous ne lui causions aucun embarras et je comprends par-faitement la réserve bienveillante qui vous porte à éviter de nous faire paratore en force devant une population uombreuse et ardente contine celle de la grande ville de Gènes .x) Et, le 5 mai, quittant le port de la Spezsàa, Baudìn relata qu'il s'était abstenu de provoquer toute manifestatioa d'empressement extraordinaire et d'enthousiasme,2) Enfia, la lettre conn-dentielle pro-républicaine, que Bastide écrivit à Bixio en mai,3) et non en join comme Font dit certaios, fut une prise de position doctrinale avant que les Lombards se soient prononeés sur la fusioa avec le royaume de Sardaigne. Celle-ci, une fois acceptée par uà vote populaire ne fut pas discutée par Paris; Bastide le dit à Brignole le 3 juia et, plus nettement encore, le 24 juin, dans ses instructions à Delacour, qui représeatait la France à Vienne: il y déclarait *) que Charles Albert était, depuis le 13 juin, le chef de la Lombardie a assi bien que da royaume sarde et qu'il fallait dire aux Autriohiens de négocier avec le Roi. La Seconde République ne mena donc aucun travail de sape contro les institutions monarchiques à Turni et Milan, pas plus qu'eu Toscane, ou à Naples où Baudìn n'accorda aux adversaires du roi, insurgés le 15 mai, que l'asile de ses vaisseaux. Visées sur la Savoie? Si l'on lit avec quelque attention la réponse faite par Lamartine aux Savoisiens le 20 mars, on s'apercoit qu'elle a'exprima que le souhait de voir triompher Findépendance de l'Italie et de fixer le ce nouvel equilibro europcen dans une discussion où s'exprimeraient l'Europe et volare gouveraemeat lai-mème . Il n'y a là aucun annexion-nisme... Cortes, tenie désormais pour sana valeur les lignes firontières
*) Paris. Archives Nationalcs. Marine BB4 n 656, f 24-26.
?) Pari. Arca. Aff. Etr. NAPLBS, Corr. Poi. n 174, f 6.
*) BASTIDE, op, cit., i>. 45, où la date de mai est donnée sans indicai uni de jour. Bixio, ehargé d'affair cs de France à Turili, à qui la lettre était destinéc, quitta la capitale sarde le 29 mai 1848.
*) Paris. Aron. Aff. Etr. AUTRICHE. Carr. Poi. n 435, f 261. Nons avons donne toute cotte importante déclaratiou dans l'articlc Le Problèma de l'Italie du Nord. Il est à remarqner que les diplomates autrichiens était-ce par tactique ou par entétement incredule? On ne sait ont donne de la positi on de la France une définition qui avivait les défiancea de l'Angleterre et de Charles Albert vis-à-vis de la Seconde République.