Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <468>
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468 Ferdinand Boyer
ment de 30.000 hommes autour de Dijon. Il n'était pas alors question d'une Armée des Alpes, mais les cvénements en Italie du Nord fìrent décider, le 23 mais, l'organisation d'un corps d'armée dont les trois divisions auraient pour quartiers généraux Grenoble, Lyon et Macon; la frontière du sudest était désormais surveillée. Allait-on voir les soldats francais passer en Italie en alliés des Sardes, des Milanais et des Vénitiens? Charles Albert refusa leur aidc et, alerte par l'envoyé britannique Abercromby, il persuada les gouvernants provisoires de Milan et de Venise d'annuler les appels envoyés par eux sans retard à Paris. Il y avait encore en France assez d'anciens soldats de Napoléon pour savoir la valeur des troupes autri-chiennes et jamais on ne crut que les armées de Charles Albert suffiraient à les vaincre. Les diplomates francais à Turin, Bixio d'abord, Reiset ensuite, redisaient dans la plupart de leurs dépéches: Il faudra qu'un jour la France intervienne... . Des Milanais, comme Gabrio Casati, l'ont également toujours pensé et des Toscans aussi que Villamarina, repré-sentant de Charles Albert à Florence, ne réussit pas à convaincre du contraire. *) Le Roi de Sardaigne voulaitil paraìtre a voir la xnain forcée par la France? Lamartine le demanda à Bixio le 11 avril; la réponse fut negative... L'Armée des Alpes s'organisa, s'entraina; elle eut pour chef le general Oudinot qui avait exprimé dès 1835 sa sympathie envers une Italie indépendante dans son livre: De VItalie et de ses forces militaires; elle resta l'arme au bras, attendant l'appel des Italiens, comme le dirent Lamartine et Bastide les 8,15 et 23 mai aux nouveaux députés de l'Assem­blée Nationale; elle ne suscita jamais le moindre incident de frontière. Cependant, les 19 et 20 mai, Lamartine, très inquiet du ralentissement des succès italiens et des réticences des souverains de l'Italie du centre et du sud, émit l'idée d'une déclaration de guerre à l'Autriche; mais ses collègues de la Conimission Executive l'écartèrent.2)
Ce fut par d'autres moyens que Bastide s'efforca d'obtenir Vaffran-ckissement de VItalie, inscrit par l'Assemblée Nationale à l'unanimité dans son orare du jour du 24 mai. Le ministre francais des Aftaires Etrangères et son envoyé à Vienne, Delacour, s'engagèrent, à partir du 25 mai, dans un effort de médiation active en essayant d'incliner les ministres impériaux à des concessions qui satisfassent Charles Albert et ses alliés8); le 21 juin, Bastide, recevant de Thom, donnait tout son appui aux revendications italiennes.
J) Faur Casati, cf. L. MARCHETTI, Secondo Ministero..., p. 80. Poar les Toscaus, cf. PISCHEUDA, op. cù.t lettres de Villamarinn en mai, juin et juillet 1848. ) GARNIER-PAGES, op. cit.t X, pp. 5-10. 33 F. BOYEH, Le Problèmi de l'Italia du Nord.