Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno
<
1963
>
pagina
<
469
>
Charles Albert et la Seconde Républitpte 469
Cette tentative pour faire céder PAutriche, la France la mena sans Fappuì de PAngleterre. Palmerston, dans ses entretiens avec Tallenay, envoyé par Lamartine à Londres, parut longtemps igaorer Pexistence de l'Italie; dans les dépèches du diplomate francais écrites en mai, il n'est pas une ligne eonsaeree à ce qui se passait dans la péninsule. Le 2 juin, Tallenayl) écrivait: e Ce cabinet est encore sous Pemprise des traités de 1815. Tant qu'il n'est question que d'arrangements intérieurs dans les divers états, il les seconde ou les combat suivant ses vues particulièrcs ou commerciales plus ou moins ouvertement. Mais, lorsqu'il s'agirà de changer les limites territoriales respectives des états européens tels que la paix de 1815 les avait constitués, il faut s'attcndre de sa part à une sérieuse opposition . Le 5 juin, il revenait sur Pattitude de la Grande Bretagne: Elle désire la paix, mais, dans Pincertitude où elle est de Pissue des grandes luttes engagées sur le continent entre le principe populairc et le principe monarchique, elle ménage tout le monde, la France, la Russie, PAllemagne, les Cours du Nord, et ne se prononce ouvertement pour aucune cause, pour aucun parti. Les circonstances décideront de sa conduite future. L'Angleterre n'est encore en ce moment ni pour nous, ni contre nous, mais elle entre voi t déjà le cas où elle serait plutót contre, et c'est dans cette prévision qu'elle retarde l'epoque de la reconnaissance de la Répu-blique afin de ne pas se trouver trop engagée... . Interrogé alors à la Chambre Haute sur les événements d'Italie, Lord Lansdowne se refusait à tout commentaire; le 16 juin, après une très longue conversation avec Palmerston, Tallenay indiquait que celui-ci ne lui avait à peu près rien dit de lltalie. D'autre part, avisé par une lettre en date du 12 juin signée de Ponsonby, ambassadeur anglais à Vienne, de la médiation tentée par Delacour et Bastide, Palmerston répondit le 28 qu'il fallait s'en tenir à l'écart, sauf si le Piémont Pinvitait à y prendre part.2) Cette attitude expectante, le cabinet de StJames l'avait déjà adoptée lors de la mission de PAutrichien Hummelauer à Londres à la fin de mai et au début de juin. Cependant, à Turin, Abercromby était le mentor de Pareto; celui-ci informa son représentant à Londres, Adricn de Revel, par une lettre du 9 juin3) qu'il aurait voulu ne reconnaitre la République Frangaise et n'accrediter un ministre à Paris qu'en nicme temps que la Grande Bretagne afin de lui montrer toujours davantage combien nous avons à coeur de marcher toujours dans un parfait accord avec elle . Or la France venait de nommer Bois le Comte ministre à Turin et cela mettait Pareto
D POCTHAS, op. ài., Documento n 1207, 1243,1249,1404.
2' N. BIANCHI, op. cit., V, p. 284.
3) F. CURATO, op. cit., 1.1, pp. 148-149, 168-170 et 172-174.