Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <471>
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Charles Albert et la Seconde République 471
Albert, mais, comme son prédécesseur, il en trouvait insuffisant le nombre, évalué à cìnquante cinq mille soldats, et il tenait les officicrs, les généraux surtout, " pour de médiocres stratèges. Et Reiset ajoutait qu'au jugement de beancoup de Piémontais le Roi de Sazdaigne n'était pas un bon chef de guerre, ce qui poussait certains à souhaiter qu'un general frangais vint. prendre le commandement. De leur còte, les troupes lombardes s'orga-nisaient lentement malgré la eession, faite par la Franee, de quinze mille fusils et sept millions de capsules; le 6 j uin, Denois 9 signalait qu'il y avait en Lombardie environ dix huit mille hommcs sous les armes dont onze cents en Tigne en Yénétie et qninze à dix buit cents dans le camp piémontais; le 15 juin, il annoncait: Une division d'infanterie lombarde, forte de neuf mille hommcs, partirà sous peu de jours pour rejoindre Farmée. Elle est commandée par le general Perrone et le eolonel Foerio qui, tous deux, ont servi longtemps dans Farmée francaise ; le 26 juin, il résumait les décrets publiés par le Gouvernement Provisoire Lombard pour la levée de plu-sieurs classes de recrutement, Fappei aux volontaires, la formation d'une armée de réserve et ajoutait: ce Toutes ces mesures pourront avoir des resultata utiles, mais elles ont le tort d'ette tardives et de manquer d'en­semble . D'autres Francais que les diplomates ressentaient les mèmes inquiétndes; amsi Ozanam, dans l'Ere NouveUe du 15 mai, avait esprime la déception que lui causaient les Milanais: Quatre millions d'habitants permettaient de compter sur cinq cent mille hommes en état de porter les armes... Gependant Milan compte plus de clubs que de bataillons . L'in-tervention francaise était jugée inévitable.
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L'insurrcctiou qui éclata à Paris le 23 juin 1848 et Fagitation ouvrière à Lyon obligèrent le gouvernement de la Seconde République à ramener des confina sardes vers la capitale et dans la région lyonnaise benne partie des troupes commandées par le general Oudinot. Les moyens d'une action militaire en Italie cessèrent d'exister pendant des semaines et Jules Bastide pnt écrire plus tard avec raison: Les insurgés de Paris étaient venus, sana le savoir, en aide à Radetzky . Ceux qui, en Grande Bretagne, en Autriche et dans le Royaume sarde avaient craint jusqae là que les Fran-
M'Mib general F. S. GBAZJANI le dit ausd dana le chapitre Lt operazioni militari nel 1848 do l'oavrage collcctif pn]>li à Rome en 1948 par l'Ufficio Storico dello Stato Mag­giore dell'Esercito sous le titre II Primo Passo verso V'Unità d'Italia (1848-1849).
*> Paris. Arch. Af. Etr. ÀUTBICOE. Consnlat de MILAN. Corr. Poi. n 10A f234, 289, 309.