Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <474>
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474 Ferdinand Boyer
à soixante mille fusils à pereussion; nous n'ignorons pas, écrivait le minis­tre sarde, qne, dans ce moment, le gouvernement franijais n'a pas un grand nombre de fusils absolument disponibles; mais nous connaissons trop bien ses dispositions d'obligeance et d'amitié envers nous pour ne pas nous flatter qu'il trouvera moyen d'obtempérer à notre demande .
Brignole allah, recevoir les étoupilles lorsque, Finsurrection ayant éclaté, elles furent gardées en réscrve par Fétatmajor francms. Dès le 3 juillet, Fambassadeur piémontais informait Pareto que Bastide venait de lui promettre de rappeler sans retard à son coìlègue de la Guerre ces deux afFaires dont je lui ai fait comprendere l'urgence . Il apparaìt que le general de La Moricière montra la mème bonne volonté que Bastide. Le 10 juillet en effet, Brignole put se rendre à Montretiil avec le colonel franems Paqueron pour les essais des étoupilles; ils furent concluants. Six caisses contenant les soixante mille étoupilles furent préparées; elles furent payées le 15 juillet et Brignole se réjouit le 28 de les savoir anivées à Turin. Il parla aussi de Fenvoi de machines d'artillerie , accompagnées d*un ouvrier francais expert dans leur utilisation et lem réparation, choisi par le colonel Paqueron.
Le 14 juillet, La Moricière a vis a Brignole qu'il donnait, le jour mème, des ordres pour que soient mis à la disposition du Gouvernement Sarde cinquante mille fusils à percussion, soit, d'une part, trentecinq mille de modale 1840 et 1842 reliquat des cinquante mille promis au Gouverne­ment Provisoire Lombard, et, d'autre part, quinze mille en modèle trans-forme qui est actuellement en service dans toute Farmée francaise . Et La Moricière concluait: La Frane ne peut faire en ce moment de plus grands sacrifices, mais le Gouvernement Sarde doit y voir une preuve nouvelle de Fintérèt qu'elle prend au triomphe définitif de la liberto en Italie et du désir Constant qu'elle a de lui venir en aide aujourd'hui et dans Favenir . La livraison de ces fusils ne put étre faite avant la bataille de Custoza et rarmisti.ee austro-sarde du 9 aoùt 1848, mais elle permit plus tard le xéarmement des troupes piémontaises et le general Perron de StMartin, nouveau ministre des Affaires Etrangères à Turin, exprima devant le Parlement Subalpin la reconnaissance due à la France. De mème, lorsque Pareto demanda, par lettre du 9 aoùt, six cents pistolets de gen­darmerie, La Moricière répondit, dès le 16, que le gouvernement de Turin pouvait les faire prcndre dans les magasins de la Direction de FÀrtillerie à Grenoble. D'autre part, la Sardaigne préféra, à l'acbat de vapeurs anglais de prix trop élevé, Facquisition à Marseille de VOronte, qui entra dans le port de Gènes le 10 juillet pour y prcndre lo nom de Gotto et se rendre à Venise.
La Sardaigne demandai! à la Seconde Républiquc des armes, mais en refusato les soldats. Cependant Reiset à Turin et Denois à Milan ne