Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <478>
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478 Ferdinand Bayer
Nous vous fercms une guerre étcrnelle, s'écria avec emportement d'Arnin, plutòt que souffrir que l'Autriche vous abandonnc Vcnisc... . Cet éclat, auquel Lefebvre risposta en rappelant léna, venait après un raisonnement où la France trouvait à la fois une mise en garde et une récompense: Vous allez constituer une Italie forte et compacte qui, plus tard peut ètre, s'unirà aux ÀuglaLs pour ruiner votre commerce dans la Mediterranée et vous chasscr d'Afrique. Si vous faites de telles choses, c'est que vous avez un but d'ambìtion personnelle. Ce ne peut ètre que de vous faire céder la Savoie, probablement aussi le Comté de Nice. S'il le faut, on vous la garantirà cette province de Savoie que vous désirez tant posseder; on y ajoutera le Comté de Nice... . Et le diplomate francais de répondre toujours que l'Autriche devait abandonner la Vénétie comme le Milanais... Envizon un mois plus tard, le 27 juillet, Paul de Bourgoing, ancien ministre plénipotentiaire en Russie et en Bavière, adrcssait à Bastide un Mémoire sur la question de Vintervention en Italie et sur Veffet que produirait en Aite-magne Ventrée en campagne oVune armée francaise. ) L'auteur, qui ignorait la très recente défaite sarde à Custoza, insistait d'abord sur l'hostilité allemande envers le souverain piémontais: L'entrée en campagne de Charles Albert a contribué à réveiller l'intérét du corps germanique envers l'Autriche. Le Roi de Sardaigne est devenu l'objet de l'animadversion de tonte l'Allemagne et, depuis ce moment, les feuilles publiques ont été à peu près unanimes; elles font des voeux pour les succès du feld-maréchal autrichien . Et encore: Il ne faut pas oublier que déjà, plus d'une fois depuis quatre mois, le sentiment national allemand s'est prononcé dans ce sens, et que, lors de la courte expédition faite par les Piémontais dans le Tyrol italien et jusqu'aux confins du Tyrol allemand, des cris de sym-patbie autrichienne se sont fait entendre en Prusse, comme en Bavière, comme en Wurtemberg; qu'enfin déjà des corps franca s'étaient formés à Munich, tout prcts à descendre jusqu'à Verone par les vallées de l'Inn et de l'Adige . Le diplomate conseillait donc, non de vouloir intervenir militairement au plus tòt, mais de faire toujours craindrc à l'Autrichc l'entrée en ligne de l'armée francaise pour la forcer à négocier d'une fron­tière sur l'Adige, que Charles Albert serait raisonnable d'accepter. 2)
1) Paris. Arch. Aff. Etr. AUTniciiE. Mémoircs et documenta 18141851, f 187 à 192.
2) Eri fait Charles Albert y était dispose, si Fon eu croiL CHIALA, op. cit., pp. 399-401: Abcrcromby avait là-dcBBus sonde le general Franzini qui en cerivi t au Roi et celui-ci répondit de Kovcrbellu le 7 juillet: Je croi... en ma conscienee que si nous pouvous obtenir, pur la mèdia tion de l'Aiiglcterro, hi cession de la Lombardie jusqu'à l'Adige avec les deux Duchés, nous anrlons fait uno campagne gloricusc... . Mais, Ccrii CHIALA, le Roi n'osa en parler ni à scs ministres, ni à ami peuplc... Pareto niuit toute possibttitó d'une puix de compromis do ce gerire et Bagnale le rcpétait a Bastide qui, le 3 juillet, en infor­mali Tullcuay ù Loudrcs. Cf. Paris. Arch. All'. Etr. ANGLETEBRB. Corr. Poi. n 670, f 206 v0