Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <479>
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Charles Albert et la Seconde République 479
Cette pressi011 sur l'Autriehe, Bastide et Delacour l'avaient exercéc au cours du mois de juinx) sans lui donner la véritable forme d'une media-tiozi officielle; mais il était impossìble de continuer cet effort en juillet alors que l'armée francaise avait pour premier dcvoir de contenir les sursauts de l'agitation intérieure. Les Autrichiens ne craignent pas écrivait de Vienne le 7 juillet Ponsonby à Palmerston,*) que l'interven-tion de la France soìt la conséquence de la politique qu'ils ont rintention de suivre. Delacour n'était plus écouté par les ministres de FEmpereur.
Gependant Bastide ne renoncait pas à travailler à anranchrr l'Italie. Le 29 juin, Normanby put faire état d'une longue conversation avec le ministre francais des Aifaires Etrangères sur une politique commune en Italie, et Palmerston, le 7 juillet, pria son ambassadeur à Paris d'exprimer à Bastide sa sincère satisfaction... à la pensée que les deux nations pour-raient bien cooperar et qu'elles avaient les mémes vues et les mémes buts en ce qui concernait l'Italie .3J Dès lors, Palmerston aborda plus volontiers la question italienne dans ses entretiens avec Tallenay qui en informa Bastide.4) Pourtant l'Angle terre restait encore dans l'expectative, et le diplomate francais écrivait le 7 juillet que le cabinet de StJames, dont la médiation paraìt avoir été réclamée, ne juge pas le moment verni de se porter arbitre dans ce dangereuxlitige . Peu de jours plus tard, le 18 juillet, Bastide relancait Tallenay: Il serait désirable que la France et l'Angle-terre pussent s'entendre pour exercer une médiation commune dans le but de hàter la pacifìcation de l'Italie sur des bases raisonnables .s) Le 21 juillet, après une longue conversation avec Palmerston, à qui il exprima le voeu formule à Paris, le représentant de la France Telata: Cette ouverture de ma part causa une visible satisf action au ministre. Cette idée est heureuse, dit-il, mais, pour la réaliser, il faudrait avant tout fìxer les bases sur lesquelles il conviendrait d'asseoir notre pian de média­tion. Demandez à Paris quelques données à cet égard et soyez certain que, de notre coté, noua serons heureux de concourir à une oeuvre bien difficile, mais dont l'exécution importe au maintien de la tranquillité en Europe . Le 22 juillet, poursuivant son initiative, Bastide exposa à Normanby son pian de négociation:6) dire à l'Autriche que la Lombardie devait ètre désormais maitresse de son destin, et que la Yénétie formerait un état
D F. BOYEB, Le Problema de Vitali* du Nord,
2) GHEEB, op. cìt.., p. 237.
3) Ibid p. 242.
) Parìa. Arch. Aff. Etr. ANGLOTEIJIIE. Corr. Poi. n 670, f 209-210 (6 juillet), 214 (7 juillet), 233-284 (14 juillet), 242 (16 juillet).
s) Ibid. 0 249 (18 juillet) et la téporne de Tallenay f " 255-258 (21 juillet). 6) N. BIANCHI,op. ckV* p. 288 et GKEER,op.ait., pp. 242-243.