Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <481>
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Charles Albert et la Seconde République 481
Ces traetations montraient que la niédiation n'était pas congue de mème facon à Londres et à Paris. Pour le gouvernement britannique, elle était une démarche pour offrir aux adversaires un arrangement jugé raison-nable teuant compte de la carte de guerre, et surtout conclure la paix avant que la France n'ait fait entrer en ligne ses troupes. Pour les gouver-nants de la Seconde République, la médiation était ime démarche en faveur de la cause italienne avant que la fortune ne changeàt pcut-ètre de camp, et cette médiation devait ètre armée, (sinon elle risquait l'échec), armée pour faire céder l'Autriche.
En méme temps que Londres, la diplomatie francaise s'efforcait de convaincre Vienne, malgré les premières annonces des succès de Radetzky. Le 30 juillet, Delacour recut la visite du prince Paul Esterhazy, ministre des AfFaires Etrangères pour la Hongrie, et l'entrctien, *) fort long, eut cette conciusion: Le Gouvernement Imperiai était toujours dispose à négocier sur la Lombardie; il envisageait une demande de médiation à la France et à l'Angleterre et l'ouverture d'une conférence .
A Turin, pendant trois semaines, entre la démission du miniatóre Balbo le 6 juillet et la formation du ministère Gasati le 27, Pareto ne fut aux AfFaires Etrangères qu'un intérimaire et il ne parait guère avoir mene la politique que le Gouvernement Provisoire Lombard indiquait le 13 juillet à son délégué à Turin, le marquis d'Adda:2) le jeu de bascule, habilement pratiqué entre l'Angleterre et la France, pourrait grandement aider à no tre cause, méme sans une coopération directe ; le 16 juillet, d'Adda approuvait ce programme vis à vis de la Seconde République: Faire que les choses soient poussées, ni à la guerre, ni à l'alliance, mais pouesées au point de renare jalouse l'Angleterre... Le Cabinet piémontais comprend cette politique, mais, comme pour tout le reste de ses actes, il l'exécute avec trop de Ienteur . En fait l'ambassadeur sarde à Londres n'obtenait de Palmerston que ces propos, relatés le 24 juillet: *) L'Angle­terre a renoncé pour le moment à tonte idée de négociation, mais elle serait disposée à préter son concours le jour où die croirait pouvoir le faire utilement . Le marquis Brignole Sale avait à Paris beaucoup plus d'en-tretiens avec Bastide; *) le 3 Juillet pour la cession des cinquante mille
Lord Palmerston a qaelques idécs à cet égard nous serous hcureux de les connaitre et vous pouvcz le prier de VOUB les communiquer (Paris. Ardi. AH". Etr. ANGLETERRE. Corr. Poi n 670, f 291-292).
0 Dépcelie da 31 juillet 1848. Paris, Ardi. Aff. Etr. AUTIIICIIE. Corr. Poi. n 436, f 43.
2) L. MARCUETTI, Carteggio Diplomatico..., pp. 96 et 97-98.
3) F. CUBATO, op. cit., 1.1, pp. 180-181.
4) Turin. Archivio di Stato. Lettere dei Ministri in Francia, u 277, docu 1918, 1919, 1925.