Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <482>
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Ferdinand Boyèt
fusils, le 4 sur une soi-disant missiun en Italie d'officiers envoyés par Oudinot, le 6 sur la fusion de la Lombardie et de Venise; lorsque l'arubas-sadeur voulut connaitre ce qui s'était dit dans les scances du Comité des Affaires Etrangères de l'Assemblée entro le 15 et le 20 juillet, Bastide l'en informa sans rcticcncc et Brignole put ccrire à Pareto le 23 juillet que la narration d u ministre s'accorde parfaitemcnt avec celle qui m/a étc faite dans la soirée par le représentant du peuple que j'ai mentionné plus haut . *> Et Bastide s'exprimait avec le inèine franchise sur la question d'une inter-vention lorsqu'il disait à l'envoyé de Turin, qui le relatait le 4 juillet, que le Gouvernement Francais, tout en continuant à ètre décide de nous donner du secours contre les Autricbiens dans le seul cas où. nous le deman-derions, désire toutefois que ce cas ne se réalise pas, et évìter ainsi l'occasion de rompre avec l'Autriche avec qui il préfère rester en paix de mème qu'avec toutes les autres puissances. Mais le ministre francais jugeait incertain l'avenir en Italie, surtout pour la Vénétie, et Brignole écrivait le 7 juillet: Une vietoire decisive de no tre arine e, dont nous espérons recevoir sous peu la nouvelle, fera cesser ces hésitations . Tout fait penser que Bastide, très préoccupé des dillìcultés intérieures et extérieures de la Seconde République, formulait le méme vceu.
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La vietoire fut pour Radetzky. Jour après jour, Reiset informa Bastide de ce qu'il apprenait sur les combats dans la vallèe du Mincio et à Custoza.2) Le 26 juillet, il parlait d'un succès piémontais; le 27, il dépei-gnait l'agitation à Turin et la commentait: Il est clair pour tout le monde que Parmée piémontaisc a recu un écliec sur les bords du Mincio . Le 28, il annoncait le repli de Parmée de Charles Albert et jugeait dimoile un redressement de la situation, d'après ce qui disait à Turin: Les jeunes milices lombardcs ne font aucune résistance et fuient devant les Autri-chiens; les troupes modénaises passent honteusement à l'ennemi; les soldats piémontais et savoyards ont seuls soutenu victorieusement j usqu'à présent le poids de la guerre, mais leur courage ne pò urrà 1 ut ter longtemps contre le nombre toujours croissant des bataillons autrichiens et bientot Charles Albert, réduit à la dernière extrémi té, sera force de réclamer Fin-tervention francaise . Reiset ajoutait qu'après vingt jours de tractations,
*) Le Journal dea Debuta da 28 juillet armonia quo le Comité des AfTaircs Etrungcres de TAsscmblée nLluit entendre un rapport da dÉpulfi d'Aragoa sor la question italienne.
2) Paris. Arch. Aff. Etr. SARDAIGHE). Corr. Poi. n 321, f 98, 200, 202-203, 208-210, 213.