Rassegna storica del Risorgimento
1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
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1963
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Charles Albert et la Seconde République 485
secours de Charles Albert et trouvant, à la sortie orientale des passagcs alpins, les troupes autrichiennes... Le 30 juillet, le chargé d'affair es francate écrìvait encore: J'aurais désìré de toute mon àme que Charles Albert pùt chasser seul l'étranger du sol italien... Aujourd'hui, si les Francais mettent le pied sur le sol italien, ils auront tout à faire et cette guerre entrainera une conflagratìon generale... Je crois cependant que, sur l'honneur, nous nous sommes engagés à venir au secours de nos frères LombardoVénitiens et que, par conséquent, notre intervention armée est malheureusement inévitable ; mais il fallait auparavant sonder l'opinion de l'Angleterre . Ainsi étaient exposés le pour et le contre d'une action militaire, si le Boi de Sardaigne la demandai t à la France.
Or Charles Albert ne se hàtait pas de le faire. Le 29 juillet, Reiset insista en vain auprès de Pareto pour savoir les intentions du Gouver-nement Sarde. Le 30, il relatait que le general Collegno, nouveau ministre de la Guerre, avait annoncé aux députés le départ pour Paris du marquis Albert Ricci, ancien ambassadeur de Sardaigne en Autrìche, afm. de con-naitre ce que ferait la France dans le cas où l'intervention de cette puis-sance serait demandée par le Roi, et il avait ajouté: Le Roi doit seul décider de l'opportunité de cette mesure .
L'appel à la France avait ses partisans, et aussi ses adversaires, mème en cette heure de perii. Milan l'avait lance le 28 juillet, car, dirent les derniers gouvernants lombarde, le peuple et la Garde Nationale l'exi-geaient; Venise était du mème avis. A Turin, le ministèrex) pensait de mème; son président, Casati, ancien leader du Gouvernement Provisoire Lombard, avait, bien avant d'assumer des fonctions ministérielles, écrit à Pareto ainsi qu'au Comte Castagnetto, de l'entourage du Roi, sur la néces-sité de l'alliance francaise; le general Collegno, venn lui aussi de Milan à Turin, avait les mémes convictions. D'autre part, Pareto et le ministre de l'Intérieur Ricci, et avec eux ce que Reiset appelait le parti gènois voulaient réclamer l'appui de l'Armée des Alpes, si Charles Albert ne pouvait à lui setti conserver la Lombardie. Le 29 juillet, Pareto consulta Abercromby dont l'essentiel des propos fut de déconseiller l'appel a la France; on ne put cependant comprendre, écrivit làdessus Casati au Roi, quels étaient ses desseins . Le diplomate anglais, dans une dépèche du mème jour à Palmcrston 2) dit plus clairement qu'il fallait piùtòt nègo cier avec l'Autriehe pour arrèter l'avance de l'armée de Radetzky et terminer la guerre... ajoutant qu'il était inutile d'exposer et de com-
!) L. MAKCHJKITI, Secondo Minuterò... 2) GBEEB, op. cit., p. 247.