Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <486>
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Ferdinand Boyer
promettre les états héréditaires du roi Charles Albert pour protéger des provinces qui avaient niontré fort peu d'cnthousiasme et d'esprit public dans la cause de l'indépendance... . C'ctait, en quclques mota, replaccr l'Italie du Nord sous le joug autrichien. Le Conseil des Ministres pié-montais decida de mettre le britanuiquc au pied du mur: ou il s'engageait à fairc accepter par Radetzky un armistice honorable, ou la France serait priéc d'intervenir. Dans la mème lettre, Casati sollicita du roi le pouvoir de traiter directement avec Paris.
La situation militaire des Piémontais ne s'améliorait pas. Ils cvacuè-rent Creinone et se rangèrent derrière l'Adda. Le 31 juillet le Roi était à Codogno où il recut le Comte de Lisio, ministre de liaison avec le souverain, qui presenta la lettre de Casati en date du 29 en la commentant. Charles Albert ne decida rien; il voulait tenter encore seni le sorte des armes. l'espérant favorable, malgré l'avis contraire de son entourage. Intoxiqué par les insinuations britanniques, estimant que la France ne donnerait rien pour rien, il flit qu'il ne consentirait qu'avec grand regret à céder eette Savoie qui vient de se montrer si fidèle, si dévouée et si brave sur tous les champs de bataille. Au besoinle Roi cèderait plutót la Sardaigne . Iisio répéta au monarque que Ricci n'était cbargé à Paris que de pre-parer les voies..., qu'il était bien entendu que l'ordre définitif pour entrer en Piémont ne serait donne que par le Roi. Le ler Aoùt, Casati écrivit à Charles Albert pour obtenir sans retard l'ordre attendu par Ricci à Paris: Parmée sarde n'avait plus la mème vigueur, l'argent était près de manquer; Venise et Milan souhaitaient l'alliance francaise; il ne fallait rien attendre des autres états italiens; l'Angleterre pouvait offrir ses bons oflìces, mais jamais une aide e ffceti ve; si le roi ne se résolvait pas à fairc appel à la France, Casati disait ne pouvoir garder la responsabilité du gouvernement. Le 2 aoùt, le président du conseil des ministres répéta les mèmes arguments dans une nouvelle lettre au Souverain, ajoutant: Il y a toutes les raisons de penser que Faide (de la France) ne sera pas payée par un territoire et qu'il ne sera pas qucstion, du moins pour l'heure, de cession d'une pro­vince . Le mème jour, on sut au Quartier General et à Turin qu'Aber-cromby avait échoué dans sa tentative pour un armistice decoroso . lisio transmit alors à Casati l'autorisation demandée à Charles Albert, mais accompagnée de réticences: mon opinion personnelle, disait le Roi, serait de combattre encore avant que de l'aire appel aux Francais. Mais ne voulant pas, par ce retard, causer peut ètre le malhcur du pays, je veux que tous Ics ministres s'assemblent; qu'ils appcllent mème d'autres personnes, s'ils le jugent à propos, dans le sein du Conseil et que l'on premi e ensuite une décision en eonsequence, faisant entrer Ics Francais si on les croit indispensables dans les eirconstanc.es ou nous nous trouvons; mais,