Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <487>
immagine non disponibile

Charles Albert et la Seconde République 487
quant à moi, je préfcrerai toajours combattre seni .!) A ce moment, Charles Albert songeait à conduire ses troupes dans la région de Milan pour la défendre. Un député da parti piémontais exprima le 31 juillet à Reiset un point de vue proche de celai de son roi: noas n'avons pas besoin de secours de l'Armce des Alpes... ; venait ensnite la eondamnation des autres peuples italiens, les uns neutres, les autres hostiles à la cause de la liberto italienne. La fusion de la Lombardie au Piémont n'a j a mais été qu'un rève.., Les Lombards n'ont rien fait pour combattre Fennemi et le parlementaire sarde concluait: Dans des circonstances aussi graves, nous n'avons plus qu'à prier la France de venir défendre diplomatiquement les intéréts de la Lombardie, car e'est là le seni moyen d'éviter la guerre européenne . G'était solliciter une médiation, et non un secours arme. Ce fot une intervention de ce genre que Pareto demanda à Reiset le 2 aoùt en le priant d'aller au Quartier General du Roi et de faire, avec Abercxomby, une nouvelle démarche auprès de Radetzky pour un armistice de quarante jours; le chargé d*affaires francais partit le jour mème.
A Paris, les journaux du 31 juillet, comme Le National et le Journal des Débats, parlaient encore d'une victoire piémontaise; le second faisait confiance à Charles Albert: ce prince a quelquefois eu, dit-on, des inspi-rations lumineuses que ses généraux n'ont pas accepté... et ces derniers étaient priés de se montrer plus intelUgents. Ccpendant, ce jourlà, Bri-gnole exprimait à Pareto2* sa douleur d'apprendre que la bataille des 24 et 25 juillet s'était : terminée sans résultats décisifs et, cornine son roi, il redisait sa répugnance vis à vis d'un appel à la France: j'ai toujours désiré vivement, comme je désire encore, que nous n'en soyons pas réduits à invoquer l'intervention francaise. La necessitò de cet appui serait à mes yeux une calamite de plus et bien grave qui viendrait s'ajouter au triomphe de i'ennemi . Ainsi, avec de grands mots qui ressemblaient à ceux qu'il avait éerits depuis le mois d'avril, l'ambassadear sarde formulait, à Fheure da perii, son hostilité tenace à une alliance avec la Seconde République. Mieux encore: Bastide lui ayant répété la veille que la France répondrait à l'appel qui lui serait fait, malgré le risque d'une guerre européenne, Brignole, toajours plein de préjagés, aifirmait sans le moindre fondement: Il ne serait donc pas étonnant que, le moment arrivé de la demando de cet-te intervention, le Gouvcrnement Francais nous demandàt des garanties
i) Ecrivant de Vigevano lo 10 aoùt 1848 à Ottavio de Revel, Charles Albert confìr-mait qae sa réponse sur le dfisìr d*obtenix l'iuterventìon. francaiae avait été que j'y étais absoloxaent eontraire, mais que, si le xninistère orftt que ce fùt absolument iadispensable, qu'il fit ce ju'fl crt. Cfr. G. GEM70J3, Lettere di Carlo Alberto a Ottavio Thaon di Revel, Milan, 1931, pp. 108-109.
2) Tarili. Archivio di Stato. Lett, Min. in Franato, 277; n 1958.