Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <489>
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Charles Albert et la Seconde République 489
tutionncUe. Ou bien on peut, renoncant à tout agrandissemcnt, eraploycr rinfluencc francaisc à faire converger vera une paix commune les peuples émancipés qui commencent à devenir capables de s'associer à cette noble diplomatic préparant ainsi les voies à une fédération occidentale; c'est la politique républicaine . A en croiie la presse officieuse, la Seconde République envisageait donc de ramener la paix par une médiation armée et de n'exiger aucune cession de territoire.
Peu à peu parvenaient à Paris les lettres et les messagers de l'Italie en perii. Ce que Mazzini écrivit le 31 juillet a été souvent imprimé: *) Mon cher Bastide, vous devez avoir recu une demande d'intervention du roi Charles Albert, et une antre du Gouvernement Provisoire par M. Guerrieri. Un troisième envoyé doit vous étre arrivé au nom d'une fraction de la Garde Nationale... Je pense qu'il est de notre devoir de nous sauver par nous mème... Mais si, invitée par d'autres que par nous, la France doit nous apporter l'appui de son épée, que se soit du moins l'épée de la République ... et tout le reste de la lettre montre que Mazzini souhaitait de la Franco quelle donnat au peuple italien l'indépendance et la république. Le délégué lombard Guerrieri, passant par Lucerne et Bàie, arriva à Paris le lw aoùt;2) il y fut rejoint par des instructions supplé-mentaires venues de Milan et lui recommandant de bien se mettre d'accord avec Alberto Ricci, envoyé de Turin qui entra dans la capitale francaise le 2 aoùt; mais le gouvernement sarde n'était guère enclin à reconnaìtre à Guerrieri le rang d'un négociateur officiel et il en avait informe Reiset et Abercromby.
A Paris, Ricci et Brignole menèrent une doublé négociatìon, l'ime dans la coulisse avec le représentant de la Grande Bretagne Normanby, l'autre omciellement avec Cavaignac et Bastide. Le ler aoùt,3) le diplomate anglais rapportait à Palmerston la déclaration de Cavaignac que son gouvernement ne pourrait pas resister longtemps à une demande d'inter-vention armée en Italie , ainsi que les affinnations de Brignole disant préférer à une intervention francaise une médiation anglo-irancaise . Le 2 aoùt, avant d'avoir pris contact avec les ministres francais, Ricci voyait Normanby et lui redisait qu'il préférait par dessus tout une action conjointe de l'Angleterre et de la France pour obtenir de l'Autriche un règlement pacifique . Ainsi l'appel à la France était consideré par la
i) Dès 1858, par BASTIDE, op. cit.t p. 44; MAZZINI, Scròti editi e inediti (Imola), t. 35, pp. 260263. L'fenvoyé de la Garde Nationale de Milan, Antonio Mora, presenta une adresse à Cavaignac le 6 aoùt.
2) L. MABOHETTI, Carteggio Diplomatico, p. 315, Journal des Débats dn 2 aoùt.
8) GBBEH, op. cit., p. 244.