Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <490>
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490 Ferdinand Bayer
diplomale sarde comme mi pis-aller, qu'il fallait relarder le plus possible, et Ricci expliquait à Normanby qu'il poiirrait obtenir un petit délai en arrangeant avec le Gouverncment Francais les conditions d'une interven-tion au cas où elle deviendrait nécessaire ; on sait en efifet que l'envoyé de Turin ne venait pas demander à Paris un secours militaire immcdiat, mais s'informer seulement de la manière dont la Seconde République cnvisageait de répondre à l'appel du Piémont, si celui-ci se décidait à le lancer. Les Milanais n'approuvaient pas une approche si lente du problème; après avoir vu Ricci le 2 aoùt, Guerrieri en rendit compte à ses mandants: Nous avons conféré ensemble sur nos missions respectivcs. H inclinerait à croire sumsante pour le moment une intervention morale; à moi l'Inter vention matérielle paraìt urgente. On peut reniarquer que Casati, autre Milanais, parla toujours d'une in ter vention d'efifet immédiat, et non d'une niédiation où FAngleterre jouerait le principal ròle. Ni Brignole, ni Ricci ne pensaient comme eux.
Le 3 aoùt, dans la matinee, Ricci presenta ses lettres de créance à Bastide qui le conduisit auprès de Cavaignac. *) Pour amadouer le ministre francais des Affaires Etrangères, l'envoyé sarde lui assura que le Gouver-nement de Turin enverrait bientòt une note reconnaissant officiellement la Seconde République. L'entretien avec Cavaignac, en présence de Bastide et de Brignole, fut très long, mais ne porta que sur des généralités. Le gene­ral dit avec franchise que l'intervention en Italie pourra devenir une necessitò, mais qu'elle causerait toujours de l'embarras à son gouverne-ment ; il parla de son désir de ne pas alarmer l'Europe, et de ne pas créer en Italie ini grand état où la Seconde République risquait de ne trouver que peu de sympathies; cependant les déclarations solennelles seraient tenues, si Faide francaise était formellement demandée, en présence d'un besoin urgent. Ricci répondit qu'il y avait deux moyens de secourir l'inde-pendance italienne, Fun moral et l'autre matériel, et que Femploi du pre­mier2) dispenserait peut ètre du second qui ne serait reclame qu'à la deridere extrémité. Rendez-vous fut pris pour une conférence le mème jour dans la soirée. Cavaignac recut aussi Guerrieri, trouva ses lettres de créance plus préciscs que celles de Ricci et invita le lombard à assister à la réunion du soir.
U Les rapporta de Ricci à Pareto se trouveut à l'Archivio di Stato de Torio, Mis­sioni Speciali 11148, n 5. Les dépèches de Guerrieri ont été publiées par L. MARCHETTI, Carteggio Diplomatico, pp. 316-319, reproduisant, non l'originili qui est perdu, mais la copie qo'cn presenta MONTANELLI; les dates de ce dépèches diffòrent de celles des rapporto originaux de Ricci que nous tenons pour seoles valables.
3) Ricci informa Pareto que a le hanquicr Rothschild travaille pour qu'à Vienne on consente àun arrangement pficuniaire auqucl cependant s'oppose le parti militaire)}.