Rassegna storica del Risorgimento

1848 ; FRANCIA ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno <1963>   pagina <492>
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492 Ferdinand Bayer
à sa défaite complète, mais qu'il se pourrait du moins que la capitale soit mise en peni, et il conclut en disant que trois mois se passeraient peut-òtre sans que vint le besoin d'un secours francais , mais que l'an-nonce immediate d'un accord francosarde agirait moralement sur l'Àu-triche . Guerrieri, interrogò à son tour par Cavaignac, se dit bcaucoup plus inquiet que Ricci: Radetzky pouvait, en quelques journées de marche, atteindre Plaisance, puis Milan; il affirma que les Milan ai s et les Vénitiens avaient fait et feraient encore tout le possible pour arrèter l'ennemi; mais celui-ci voudrait tirer parti de ses premiers succès et l'envoyé lom-bard conclut que, dans l'intérét de la Lombardie, l'intervention mate-nelle de la France devait ètre immediate.
Cavaignac, qui avait consulte La Moricière la velile, esquissa alors les conditions mises par la Rép ublique à son aide militaire: environ soixante mille Francais pourraient passer en Italie où leur soldo et leur approvi-sionnement seraient assurés par Turin et Milan; un article secret de la convention donnerait le commandement de toutes les troupes à un general en chef francais, sous une forme qui sauvegarderait la dignité de Charles Albert. La France ne demandait rien en échange et Ricci dit à Pareto: Il semble positivement que, malgré l'opinion de M. de Lamartine, le Gouvernement Francais ne demanderait aucune compensation territoriale pour son intervention et ne poserait aucune condition déshonorante pour nous . De son coté Guerrieri annoncait aux Milanais: Le but de l'inter-vention serait la totale libération des Provinces Italiennes en regard des Autrichiens; la France ne poserait pas d'autres conditions pour nous secourir . Ce désintéressement ne détruisit pas les incroyables préjugés de Brignole qui, écrivit Guerrieri, e moins a viso que Ricci, me dit très ingénuement qu'il craignait plus qu'il n'esperai* l'intervention francaise! . La dernière page de la dépèche de Ricci écrite le 4 aoùt montre coni-bien ce sondage des intentions de la Seconde République le satisfit. Ca­vaignac avait dit qu'il consulterait le Conseil des Ministres, puis l'Angle terre, et Bastide avait ajouté que, si celle-ci n'y était pas opposée, il son-gerait à envoyer immédiatement des plénipotentiaires à Innsbruck et au camp de Charles Albert pour un effort de conciliation diplomatique et l'arrét des kostilités.*) Or, dit Ricci, cette idée me semble coincider avec ce que me suggérait Lord Normanby qui, m'assurant qu'il aurait bientot recu des instructions de Londres, me conseillait de ne rien conclure avec
') BARBIERE, art. eit., dit que, dès le 3 aoùt, Bastide uunonc,a l'envoyé autriuhien De Thoin la prockaine tnédiatioii francoauglaise à Vienne et à Turin, ajoutant avec une brasquerie monacante: .l'espère <pic nos propositious seront accucillics por VOtxe gou­vernement V.